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	<title>location villa Marrakech &#187; Maroc</title>
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		<title>Economie du Maroc</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 15:26:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Economie du Maroc]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;économie du Maroc évolue sur un rythme de croissance relativement rapide. Elle a enregistré durant les cinq dernières années un taux de croissance moyen de 5%. En effet, en 2001 et dans un contexte de contre performance du secteur agricole, de morosité de la conjoncture internationale, l&#8217;économie marocaine a enregistré un taux de croissance estimé ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;économie du Maroc évolue sur un rythme de croissance relativement rapide. Elle a enregistré durant les cinq dernières années un taux de croissance moyen de 5%. En effet, en 2001 et dans un contexte de contre performance du secteur agricole, de morosité de la conjoncture internationale, l&#8217;économie marocaine a enregistré un taux de croissance estimé à 6,5 % contre 1 % en 2000, 3,2 % en 2002, 5,5 % en 2003 et plus que 8% en 2006</p>
<p>Les équilibres financiers sont progressivement restaurés. De 12% du produit intérieur brut (PIB) en 1982, le déficit budgétaire a été ramené à 2,7% en 2001 et à 3.5% en 2003.</p>
<p>L’inflation est maîtrisée : de 6,1% en 1995, la hausse des prix a été ramenée sous la barre des 3%. En 2000, elle a été contenue à 2,5%, à 1.4% en 2001, à 2.1% en 2002 , à 1.2 en 2003 et 1,5 en 2006.</p>
<p>La dette extérieure publique marocaine s&#8217;est établie à environ 13,6 milliards de dollars au terme de l&#8217;année 2006, enregistrant ainsi une légère baisse de 0,6%, alors que le taux d&#8217;endettement extérieur s&#8217;est amélioré de 2,3 points du PIB, pour passer à moins de 20%.</p>
<p>La reprise de l&#8217;investissement est également très nette dans le bilan de l’année 2003. Cette reprise a connu une hausse de 8% par rapport à 2002. Le lancement de grands travaux dans le secteur du bâtiment et travaux publics explique largement cette embellie des investissements.</p>
<p>Autre signe de consolidation macroéconomique, le niveau de l’épargne nationale qui se situe aux environs de 26% du PIB, grâce essentiellement à la progression des transferts des marocains résidents à l’étranger (4.7%), au maintien à un niveau élevé des placements des avoirs extérieurs à l’étranger et à la baisse des charges et intérêts de la dette extérieure publique.</p>
<p>Ainsi l’économie marocaine dispose d’un cadre macroéconomique sain susceptible de constituer un levier efficace pour la réalisation des objectifs de croissance durable, de résorption de chômage qui est de l&#8217;ordre de 9,6% Sourceset de réduction de la pauvreté qui est de l&#8217;ordre de 10% Sources.</p>
<p>Le Maroc a eu la notation A4 par la Coface, et il améliore la perspective de sa notation pour sa dette à long terme en devises de «stable» à «positive», selon l&#8217;agence de notation Standard &#038; Poor&#8217;s de BB il passe a BB+ en avril 2007.</p>
<p>Aujourd’hui le Maroc fait partie de la catégorie des pays émergents, au même titre que l&#8217;Inde ou la Turquie.</p>
<p>Le Maroc dispose d&#8217;une économie de marché libérale régie par la loi de l&#8217;offre et de la demande (bien qu’aujourd’hui certains secteurs économiques restent encore dans les mains du gouvernement).</p>
<p>Le système économique du pays présente plusieurs facettes. Il se caractérise par une grande ouverture vers l&#8217;extérieur, à ce titre nous pouvons citer les différents accords de libre échange que le Maroc a ratifié avec ses principaux partenaires économiques :</p>
<p>L’accord de libre échange avec l&#8217;Union européenne dans l’objectif d&#8217;intégrer la (ZLE) Zone Européenne de Libre Échange à l&#8217;horizon 2012. <br />
L’accord d&#8217;Agadir, signé avec l&#8217;Égypte, la Jordanie, et la Tunisie, dans le cadre de la mise en place de la Zone Arabe de Libre Échange.<br />
L’accord de libre échange avec les Émirats arabes unis. <br />
L’accord de libre échange avec la Turquie. <br />
Et dernièrement l&#8217;accord de libre échange avec les États-Unis est rentré en vigueur le 1er janvier 2006. </p>
<p>Le Maroc est le premier producteur et exportateur au monde de phosphates, ce dernier constitue une entrée importante en devises pour le pays, concentrées dans le nord, 60 % des terres agricoles dans cette région sont vouées à cette activité hautement lucrative.</p>
<p>Il exporte chaque année près de deux millions de mètres carrés de tapis aux couleurs et aux motifs variés.</p>
<p>Les céréales (blé et orge) occupent 50% des terres arables. Importantes pour l&#8217;économie, ces cultures sont exploitées sur la base de deux systémes:le premier très moderne l&#8217;autre archaïque.Lors des moissons la faucille cotoie la moissonneuse batteuse dernier cri.</p>
<p>Dès l&#8217;indépendance, les dirigeants ont décidé d&#8217;exploiter les possibilités immédiates qu&#8217;offrait le pays. Les objectifs gouvernementaux, avaient plusieurs buts :</p>
<p>Dont la valorisation de l&#8217;aspect rural et agricole du pays afin de bâtir une agriculture moderne et performante, malgré les conditions climatiques dont souffre le pays. Ceci dans l’objectif d’alimenter l’exportation, les marchés intérieurs du pays, et l’industrie agro-alimentaire. Il faut aussi noter que le secteur de la pêche contribue fortement aux exportations. <br />
Les autorités ont opté pour l’exploitation à grande échelle des gisements de phosphates dont le pays possède environ un tiers des réserves mondiales connues à ce jour, entraînant ainsi la mise en place d’un important pôle chimique pour la transformation et la mise en valeur des phosphates.<br />
Le secteur de l’industrie de transformation n’est pas demeuré en reste, puisque le pays cherche toujours à attirer de plus en plus d’investisseurs étrangers. Le gouvernement vise le renforcement de plusieurs secteurs comme le textile, les industries de transformation légère, l’industrie mécanique, automobile, pharmaceutique, électronique, les nouvelles technologies et dernièrement le secteur de l’aéronautique grâce aux entreprises nationales et surtout aussi aux nombreuses délocalisations européenne dans ce domaine vers le Maroc. <br />
Au Maroc le développement du tourisme a retenu une grande attention de la part du gouvernement d’ailleurs ce dernier a depuis toujours fortement incité les investisseurs privés marocains et les grands groupes internationaux à investir massivement dans ce secteur. <br />
Le développement du domaine tertiaire s’est fortement accéléré depuis plus d’une dizaine d’années, avec notamment, les secteurs de la banque, de la finance, de la grande distribution, de la téléphonie mobile et de l’offshoring (délocalisation des centres d’appels, et de services, ainsi que des SSII européennes…) <br />
Aujourd’hui les grandes réformes et les grands chantiers entamés par le pays ont commencé à donner de bons résultats, notamment avec la hausse continue du PNB, et ceci même durant les mauvaises saisons agricoles dues à des périodes de sécheresse très aigues.</p>
<p>PIB<br />
Selon les dernières informations et déclarations du premier ministre le PIB en 2008 est de 128.4 milliards de dollars soit 4 600 $/habitant. Sources Sur le plan économique Africain, le Maroc se classe 5e puissance économique derrière l&#8217;Afrique Du Sud, l&#8217;Algérie, le Nigeria et l&#8217;Égypte.</p>
<p>Points forts de l&#8217;économie marocaine<br />
Le Maroc bénéficie de sa proximité avec l&#8217;Union Européenne, possède une population jeune bien formée et à faible coût.</p>
<p>Le Maroc jouit d&#8217;une stabilité politique, évolue dans le sens de la démocratie, ce qui lui assurent le soutien de la communauté international.</p>
<p>Répartition du PIB en 2006<br />
agriculture: 17.7% [2],[3] <br />
industrie: 35.7% <br />
services: 46.6% </p>
<p>Le Maroc en chiffres<br />
Taux d&#8217;analphabétisme (2006) :</p>
<p>Urbain = Masculin : 7,1 % | Féminin : 8,1 % <br />
Rural = Masculin : 28,9 % | Féminin : 38,7 % </p>
<p>Taux d&#8217;équipement (2006) en :</p>
<p>Réfrigérateur = Urbain : 94,8 % | Rural : 71,5 % <br />
Téléviseur = Urbain : 98,4 % | Rural : 80,2% <br />
Voiture = Urbain : 86 pour 1000 | Rural : 47,8 pour 1000 </p>
<p>Conditions d&#8217;habitat (2006) accès :</p>
<p>Eau potable = Urbain : 96,5 % | Rural : 63,5 % <br />
Électricité = Urbain : 94,9 % | Rural : 67,3 % <br />
Téléphone = Urbain : 99,7 % | Rural : 91,3 % </p>
<p>PNB marocain en 2006<br />
2006: Les indicateurs économiques dans le vert et ce de puis 1999</p>
<p>Tous les indicateurs économiques font ressortir que l&#8217;année 2006 a été &laquo;&nbsp;excellente&nbsp;&raquo;, et sans précédent dans l&#8217;histoire du Maroc.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Les projets structurants qui ont été lancés arriveront à maturation entre 2008 et 2010, ce qui est de nature à créer un effet vertueux de levier pour l&#8217;économie nationale&nbsp;&raquo;, a souligné Driss Jettou, lors d&#8217;une rencontre avec des responsables et journalistes des médias du secteur public, pour les entretenir de l&#8217;évolution de la situation économique et sociale et de l&#8217;action gouvernementale en la matière. Le Royaume, qui ambitionne de se positionner en tant que principale plate-forme d&#8217;exportation au Sud de la Méditerranée, connaîtra, grâce à cette dynamique, &laquo;&nbsp;un véritable décollage économique&nbsp;&raquo;, a dit Driss Jettou, lors de cette rencontre, qui s&#8217;inscrit dans le prolongement de ses contacts avec la presse. Pour arriver à ce résultat, le Premier ministre a rappelé les principes qui président à l&#8217;action gouvernementale, à savoir l&#8217;assainissement et la recapitalisation des établissements publics et l&#8217;accélération du rythme d&#8217;exécution des programmes, lancés dans les différentes régions. Le Troisième principe, a-t-il dit, consiste à donner de la cohérence à tous ces programmes et de les inscrire dans le cadre d&#8217;une vision à long terme. L&#8217;Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), lancée par SM le Roi Mohammed VI, &laquo;&nbsp;est venue apporter cette cohérence dont on avait tant besoin, avec de surcroît une dimension sociale&nbsp;&raquo;, a tenu à préciser le Premier ministre. Et de souligner que l&#8217;opération de restructuration et de recapitalisation des établissements publics à eu pour effet de rendre ces derniers &laquo;&nbsp;les fers de lance&nbsp;&raquo; de l&#8217;économie nationale, citant à cet égard les actions de restructuration ayant touché notamment le Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH), la Caisse Nationale de Crédit Agricole (CNCA), la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et les Etablissements Régionaux d&#8217;Aménagement et de Construction (ERAC). Le Premier ministre a, en outre, passé en revue, les différents chantiers lancés par le gouvernement dans les secteurs de l&#8217;éducation nationale, &laquo;&nbsp;la priorité des priorités&nbsp;&raquo;, avec comme objectif d&#8217;assurer une adéquation entre la formation et le marché de l&#8217;emploi. Il fallait également faire face à un secteur public pléthorique, ainsi qu&#8217;aux difficultés que connaît le monde rural, à savoir des déficits sociaux importants et une agriculture de subsistance, basée sur la céréaliculture dans des zones arides, a-t-il rappelé.</p>
<p>Agriculture<br />
Le Maroc est un pays avec 40% de vivant du secteur agricole qui dispose d&#8217;une surface agricole utile (SAU) estimée à environ 9 500 000 hectares ce qui représente 95 000 km² l&#8217;équivalent de 3,11 fois la surface d&#8217;un pays comme la Belgique. Les principales productions agricoles du pays sont constituées par les céréales (le blé, l&#8217;orge et le maïs), la betterave à sucre, la canne a sucre, les agrumes (oranges, clémentines&#8230;), le raisin, les légumes, les tomates, les olives, et l&#8217;élevage. Mais la production céréalière en particulier et la production agricole générale restent très dépendantes des conditions et des aléas climatiques que rencontre le pays.</p>
<p> Les céréales<br />
Les céréales figurent comme étant la principale culture agricole du Maroc. La production céréaliére fait vivre une grande partie de la population rurale du pays, mais malgré les progrès de l&#8217;irrigation dans le centre et le sud du pays, les céréales restent dépendant d&#8217;une bonne pluviométrie, leurs volumes de production peut d’une année à une autre varier du simple au triple (de 30 000 000 q à 100 000 000 q) en fonction des conditions climatiques. Au Maroc le secteur céréalier présente plusieurs facettes, on trouve l&#8217;existence d&#8217;un secteur d’exploitation moderne concentré sur la cote Atlantique, et le centre du pays, cohabitant avec une agriculture de subsistance.</p>
<p>Les fruits et légumes<br />
Grâce à la construction de nombreux barrages et à la mise en valeur d&#8217;importantes zones irriguées le secteur des fruits et légumes est celui qui offre à long terme les plus grandes possibilités d&#8217;évolutions. Ce secteur a permis le développement d’une production arboricole performante (agrumes, pommes, nectarines, &#8230;) qui offre de nombreux avantages. Le secteur permet aux populations rurales d&#8217;obtenir de très bons revenus, leurs évitant de venir faire grossir les flux d&#8217;exodes en direction des centres urbains. Les récoltes permettent d&#8217;alimenter les exportations du pays, tout en leurs offrant d&#8217;importants débouchés vers l’industrie agro-alimentaire locale. Les principaux produits d’exportations sont la tomate, les agrumes (oranges, mandarines, clémentines, etc.), ainsi que les légumes comme la pomme de terre, la courgette, et les aubergines produits principalement dans le sud du pays, (région d’Agadir).</p>
<p>Viticulture au Maroc<br />
Les exportations agricoles<br />
Le Maroc est l&#8217;un des plus importants producteurs d&#8217;olives et d&#8217;huile d&#8217;olive : 3e mondial en olives consommées et 5e en huile d&#8217;olive exportée vers le monde. Les exportations d&#8217;agrumes sont également une des plus grandes ressources agricoles du pays. Le Maroc est le 2e exportateur mondial d&#8217;agrumes. Quant aux autres exportations maraîchères le Maroc exporte également divers produits dont la valeur ajoutée est estimée à 800 millions $US.</p>
<p>L&#8217;élevage<br />
Troupeau bovin : 17,5 millions de têtes.</p>
<p>La pêche<br />
Le pays est l&#8217;un des plus grands producteurs de poisson dans le monde. Avec 17 ports le Maroc affiche une production de 589 928 tonnes en 2003 et 593 966 tonnes en 2004 pour une valeur respective de 227 627 400 € et 246 368 700 € soit une variation 0,7% en volume et 8,2% en chiffre d&#8217;affaires.</p>
<p>Les 17 principaux ports de pêches au Maroc</p>
<p>Nador <br />
Al Hoceima <br />
El Jadida <br />
M&#8217;Diq <br />
Tanger <br />
Larache <br />
Mehdia <br />
Casablanca <br />
Safi <br />
Essaouira <br />
Agadir <br />
Tan-Tan <br />
Laâyoune <br />
Boujdour <br />
Dakhla <br />
Lagouira <br />
Mohammédia <br />
zemamra <br />
Jebha <br />
Pour les 9 premiers mois de l&#8217;année 2005 le volume des débarquements s&#8217;élève à 593.966 tonnes</p>
<p>Exportation<br />
Exportation en 2003 : 340 169 t pour une valeur de 964 243 900 €<br />
Exportation en 2004 : 267 336 t pour une valeur de 727 333 800 € <br />
Exportation en 2005 : 333 174 t pour une valeur de 936 897 900 € </p>
<p>L&#8217;extraction minière<br />
L&#8217;extraction minière est dominée par le phosphate, qui représentait en 1999 95% de l&#8217;activité minière.</p>
<p>En 2006, le Maroc est le troisième producteur mondial de phosphates, avec 27,0 milliards de tonnes (Chine : 30,7 ; États-Unis : 30,1)[8]. La production est effectuée par l&#8217;Office chérifien des phosphates (OCP). Le Maroc est le premier exportateur de phosphates au monde.</p>
<p>Les principaux sites d&#8217;extraction se trouvent à Khouribga, Benguérir/Youssoufia, Meskala et Boukraa (Sahara occidental).</p>
<p>Selon l&#8217;USGS[10], le Maroc (en incluant le Sahara occidental) détient les deuxièmes plus grandes réserves prouvées de phosphate du monde, avec 5 700 milliards de tonnes (Chine : 6 600), et les plus grandes réserves potentielles, avec 21 000 milliards de tonnes (Chine : 13 000).</p>
<p>Industrie<br />
Depuis l&#8217;indépendance, le Maroc s&#8217;est lancé dans d&#8217;importants investissements pour développer et doter le pays d&#8217;infrastructures industrielles de bases. Le secteur industriel représente près de 28% du PIB. Longtemps dominé par les industries agro-alimentaires, du textile et du cuir, le secteur industriel s’est diversifié rapidement grâce à l’essor des secteurs de la chimie et parachimie, du papier et des cartons, des équipements automobiles et de montage de véhicules, les services aux entreprises, l’informatique, l’électronique et l’industrie aéronautique.</p>
<p>Les différentes branches industrielles existantes au Maroc :</p>
<p>L&#8217;industrie manufacturière : Le Maroc est un pays moyennement riche en matière de ressource énergétique et minière, ( surtout les phosphates). Donc dès son indépendance le gouvernement a veillé à mettre sur pied une industrie manufacturière pour la transformation des produits locaux qui vise à satisfaire le marché intérieur et à nourrir les exportations. </p>
<p>L&#8217;industrie textile :L&#8217;industrie textile est un des secteurs clef de l&#8217;économie marocaine, il représente 42% de l&#8217;emploi et 34% du secteur manufacturier. Face à la concurrence asiatique, le Maroc veut profiter de sa proximité avec l&#8217;Europe et mise sur le Fast Fashion.</p>
<p>L&#8217;industrie agroalimentaire : L&#8217;industrie agroalimentaire au Maroc est très performante, le Maroc exporte une bonne partie vers l&#8217;étranger il s&#8217;agit principalement de biscuits, de boissons, de conserves, de produits laitiers et ses dérivés, de oléagineux, de poissons et produits de mer, de transformation de légumes et fruits. </p>
<p>L&#8217;industrie navale : Le Maroc produit des bateaux de pêches modernes principalement des chalutiers et des navires de transports&#8230;) la principale ville qui abrite cette industrie est Agadir. La société Chantier Naval Agadir Founty (CNAF) a vu le jour en 2002. Elle a pour activité la construction de bateaux de pêches : En 2007 le 1er bateau de pêche marocain exporté fut vers l&#8217;Algérie. </p>
<p>L&#8217;industrie pharmaceutique : [14]L’industrie pharmaceutique marocaine est la deuxième en termes de taille et de chiffre d’affaire au niveau du continent africain. Cette industrie généré un chiffre d’affaire de 900 000 000 €/an soit 9 milliard de Dhs/an. Le Maroc assure entre 80% et 90% de ses besoins en termes de médicament. Le pays exporte notamment vers de nombreux pays européens et africains. Le reste des besoins sont importés depuis l’étranger et principalement depuis la France. </p>
<p>L&#8217;industrie de l&#8217;automobile : Le Maroc produit et assemble depuis 1959 des voitures mais aussi des camions de transports à Casablanca où la société marocaine SOMACA produit les modèles automobiles &laquo;&nbsp;Dacia Logan&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Peugeot Partner&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Citroën Berlingo&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Renault Kangoo&nbsp;&raquo;. En février 2007 plus de 5000 voitures marocaines ont été exportées vers l&#8217;Espagne et la France [réf. nécessaire]. L&#8217;Égypte constitue un marché automobiles potentiel important à la suite des accords commerciaux.<br />
En 2007, Renault-Nissan a signé avec l&#8217;État marocain des contrats pour la construction d&#8217;une usine de production automobile près de Tanger pour une valeur de 1 milliard d&#8217;euros et qui va assurer à terme l&#8217;exportation de 400 000 véhicules par an à l&#8217;horizon 2012, ce qui conduira à un total de 440 000 voitures exportés par an [réf. nécessaire].</p>
<p>Début 2009 une levée d&#8217;emprunt bancaire d&#8217;un montant de 400 millions (sur un plan d&#8217;investissement de 500 millions) de dirhams a été réalisé par la SOMACA auprès de 3 banques marocaines. Ce qui permettra de porter la capacité annuelle de production de 45.000 à 90.000 à fin septembre [réf. nécessaire].</p>
<p>L&#8217;industrie artisanale : Une bonne partie du produit de cette industrie est exportée vers l&#8217;Europe, les principales villes marocaines réputées pour leurs industries artisanales sont Marrakech, Fès, Essaouira, Safi et bien d&#8217;autres. </p>
<p>L&#8217;industrie aéronautique : <br />
Cette industrie comporte deux branches : l&#8217;aviation civile et l&#8217;aviation militaire. <br />
Le Maroc possède une certification ISO dans le domaine de l&#8217;entretien et de la réparation des engins d&#8217;avions notamment les réacteurs d&#8217;avions de tout type (Boeing, Airbus, Jets, avion à hélice).</p>
<p>En outre, la fabrication de composants spécifiques pour les avions tels que les câblages et autres… est destinée à l&#8217;export. Les partenaires sont Snecma, BOEING et d&#8217;autres firmes internationales. Le secteur aéronautique est un des secteurs ciblé par le plan émergence pour dynamiser l&#8217;économie du pays, les villes marocaines ou l&#8217;industrie aéronautique est implanté sont par ordre d&#8217;importance sont Casablanca, Tanger et Rabat [15]. Ce secteur est en plein boom et une cinquantaine d&#8217;entreprises sont installées au Maroc.</p>
<p>L&#8217;industrie chimique : L&#8217;industrie chimique marocaine est la meilleure du continent africain, après celle de l&#8217;Afrique du Sud. Elle est resté dominée par la valorisation des phosphates. Les ports de Safi et de Jorf Lasfar ont une industrie pétrochimique extrêmement développée. Mais l&#8217;industrie chimique est également florissante à Tanger et à Nador (sidérurgie très développée). La production de ciment est également stimulée par la marché de la construction immobilière (en pleine essor) et est très florissante grâce à l&#8217;implantation de sociétés de calibre international comme &laquo;&nbsp;Lafarge&nbsp;&raquo;.<br />
La raffinerie de pétrole de Sidi Kacem et surtout celle de Mohammedia sont parmi les plus grandes raffineries d&#8217;Afrique.</p>
<p>L&#8217;industrie électronique : Le Maroc dispose d&#8217;un certain nombre d&#8217;atouts pour développer le secteur de l&#8217;électronique: L’industrie électronique est née au Maroc dans le courant des années 1950-1960 avec l’implantation de « STMicroelectronics » en 1952, ex-Société de Fabrications Radioélectriques Marocaine. Aujourd’hui, le secteur connaît un véritable engouement pour les branches de montage de cartes électroniques, de circuits intégrés, de centraux téléphoniques et de fabrication de composants électroniques. <br />
Le pays compte plus de 30 unités industrielles, génératrices de près de 7000 emplois. Elles réalisent des exportations pour un montant global de 940 millions de dirhams par an.</p>
<p>La fabrication des composants électroniques dépend, à elle seule, de plus de 11 sociétés et réalise un chiffre d’affaires de plus de 1,2 milliards de dirhams dont 98% de la production est destinée à l’exportation principalement vers la France, aux États-Unis et au marché local.</p>
<p>la proximité géographique de l&#8217;Europe une disponibilité d&#8217;ingénieurs et de techniciens qualifiés des infrastructures suffisantes et de bonne qualité. ASEL (Association du Secteur de l&#8217;Electronique) regroupe les principales industries de l&#8217;électronique basées au Maroc.</p>
<p>Cinématographie : L&#8217;industrie du cinéma au Maroc, passant de quelques millions de chiffre d&#8217;affaires à un volume d&#8217;opérations qui dépasse deux cents millions de dollars par an. L&#8217;industrie du cinéma au Maroc est concentrée dans la ville de Ouarzazate (sud est)où beaucoup de films ont été tourné. </p>
<p>Les nouvelles technologies de l&#8217;information : Classée cinquième mondial en termes de parts de marché, la technologie marocaine dispose de « compétences hautement spécialisées et de solutions performantes, reconnues au niveau international dans les secteurs de la banque, de la poste, des télécoms, de la grande distribution, de l’e-gov et de l’identité électronique, le Maroc est un acteur mondial leader dans la conception et le développement de solutions permettant de dématérialiser les flux d’information, d’effectuer tout type de transaction électronique et de sécuriser les échanges informatisés.<br />
Cette industrie a été développé au Maroc fin des années 1990 elle concerne la technologie 3D. Le Maroc produit des cartes a puces, des cartes crédits&#8230;)</p>
<p>Les hautes technologies : Elles concernent principalement l&#8217;aéronautique, l&#8217;électronique, l&#8217;informatique, les technologies de communication militaire, spatiales, NTIC et offshoring. Les &laquo;&nbsp;H-T&nbsp;&raquo; sont situées dans la ville de Casablanca avec le TechnoPark située au Hay hassani. </p>
<p>Les zones franches : Le Maroc possède une zone franche à Tanger à 15 km de l&#8217;Europe, appelée Tanger free zone qui est une terre d&#8217;investissements grâce à sa proximité avec l&#8217;Europe, aux facilités administratives, fiscales et logistiques. Sa stratégie consiste à être liée au Port Tangermed qui sera à terme le plus grand port de Méditerranée et d’Afrique. Renault-Nissan à prévu d&#8217;y investir 600 millions d&#8217;euros et d&#8217;y produire 200.000 véhicules par an dès 2010 et 400.000 en 2012.</p>
<p> Services<br />
Le secteur des services au Maroc est sans doute l&#8217;un des plus développé en Afrique du Nord. Les services sont très dynamique grâce notamment au secteur du tourisme (hôtellerie, services touristiques, services de loisirs&#8230;), et aux secteurs bancaires et de la finances. Aujourd&#8217;hui Casablanca est le plus grand centre financier et industriel du Maroc et au Maghreb. De nombreuses entreprises multinationales qui opèrent au Maghreb et en Afrique de l&#8217;ouest ont leurs sièges à Casablanca. En 2008, Casablanca est devenu la deuxième place financière du continent Africain et représente 48% des investissements et 60% du PNB du Maroc [20] . Casablanca est aussi la deuxième place financière arabe derrière la bourse de Ryad en Arabie Saoudite, avec une capitalisation d&#8217;environ 800 milliard de dirhams en 2008, ce qui équivaut à environ 87 milliard $. Les années 2005 et 2006 ont été très profitables pour la place casablancaise grâce à un afflux record de capitaux en provenance du moyen orient.</p>
<p>Banques, finances</p>
<p>Sources d&#8217;informations :</p>
<p>Bank Al-Maghrib (la banque centrale du Maroc) [(http://www.bkam.ma/)] <br />
BMCE Bank [(http://www.e-bmcebank.ma/)] <br />
Attijariwafa Bank [(http://www.attijariwafabank.com/)] <br />
BMCE Capital [(http://www.bmcek.co.ma/)] <br />
Groupe Banque Populaire du Maroc [(http://www.bp.co.ma/)] <br />
Crédit du Maroc [(http://www.cdm.co.ma/sa/)] <br />
Banque CIH [(http://www.cih.co.ma/)]<br />
Société générale marocaine de Banques [(http://www.sgmaroc.com/)] <br />
Crédit agricole du Maroc [(http://www.creditagricole.ma/)] <br />
Banque nationale pour le développement économique BNDE<br />
BMCI </p>
<p>Le marché boursier de Casablanca<br />
2 ème place financière d&#8217;Afrique après celle de Johannesburg et devant celle du caire et 4e a l&#8217;échelle arabe, La capitalisation boursière s&#8217;élève à 87 milliards de dollars avec près de 80 entreprises cotées.</p>
<p> Les services aux entreprises (délocalisations)<br />
Aujourd&#8217;hui et durant la période 1980-1995, le Maroc a réussi à tirer profit des mouvements de délocalisation en Europe occidentale. Dans ce phénomène là, on peut mettre en évidence deux périodes bien distinctes :</p>
<p>La première concerne les délocalisations dans le secteur du textile, et de la petite industrie de transformation. <br />
La seconde concerne les délocalisations dans les domaines de l&#8217;industrie des hautes technologies, de l&#8217;automobile, et des services (call center, services dédiés aux entreprises&#8230;) <br />
Les principaux pays émetteurs de mouvement de délocalisation sont la France qui arrive largement en tête, suivie de l&#8217;Espagne, de la Belgique et de l&#8217;Italie. Mais aujourd&#8217;hui le Maroc doit faire face à des pays très compétitifs au niveau de l&#8217;absorption des flux de délocalisation, comme la Chine, les pays de l&#8217;Est en Europe, l&#8217;Inde, l&#8217;Égypte, ou encore la Turquie.</p>
<p>La France est le premier client du Maroc, le premier fournisseur, le premier investisseur étranger (en 1989, elle a investi 60 fois plus qu&#8217;en Algérie) ; 1200 entreprises françaises environ étaient installées au Maroc en 1990, tandis que les sociétés industrielles à participation totale ou partielle françaises étaient au nombre de 550.</p>
<p> Le commerce et la grande distribution<br />
Au Maroc on dénombre environ 5 enseignes dans la grandes distribution :</p>
<p>Marjane Groupe ONA. <br />
Aswak Assalam appartenant au groupe Chaabi en collaboration avec le groupe Français Casino. <br />
METRO Maroc filiale du géant allemand Metro. <br />
Label&#8217;Vie groupe marocain opérant dans la grande distribution en collaboration avec le géant français Carrefour.<br />
Acima Groupe ONA <br />
Hanouty operant dans les quartiers à proximité du client.<br />
BIM Géant Turque opérant dans le hard discount de proximité. <br />
 Le tourisme<br />
Depuis toujours le Maroc a fondé de gros espoirs sur le tourisme. Durant ces 4 dernières années le nombre d&#8217;arrivées de touristes étrangers n&#8217;a pas cessé d&#8217;augmenter pour atteindre plus de 6,7 millions de touristes en 2006, après une période très difficile pour le tourisme mondial suite aux attentats 11 septembre 2001. Cela dit, les atouts touristique du Maroc sont inestimables. La beauté et les mystères du désert, les rieuses et agréables vallées pré-sahariennes, les neiges éternelles de l&#8217;Atlas, les forêts et les lacs aux eaux turquoise, les magnifiques plages de sable fin, la présence de cités impériales d&#8217;une beauté sans égal, ainsi qu&#8217;une multitude d&#8217;autres curiosités, font du Maroc l&#8217;un des pays aux potentiel touristique parmi les plus élevés au monde.En 2008 le nombres d&#8217;arrivés de touristes étrangers a atteint 8 millions .</p>
<p>Le Maroc présente une carte touristique très variée.</p>
<p>Tourisme culturel<br />
Les villes impériales :</p>
<p>Marrakech <br />
Fès <br />
Rabat <br />
Meknes </p>
<p>Les monuments romains :</p>
<p>Volubilis <br />
Banasa <br />
Lixus <br />
Tamuda <br />
Cotta <br />
M&#8217;soura <br />
Thamusida <br />
Sala Colonia <br />
Il y a bien d&#8217;autres sites romains. Ceux cités sont ceux qui méritent absolument le détour.</p>
<p>Tourisme balnéaire<br />
Les stations balnéaires méditerranéennes <br />
Saidia <br />
Cap de l&#8217;Eau<br />
Nador <br />
Al Hoceima <br />
Martil <br />
Cabo negro<br />
M&#8217;diq <br />
Tanger <br />
Les stations balnéaires atlantiques <br />
Agadir <br />
Safi <br />
Oualidia <br />
Sidi Bouzid <br />
Asilah <br />
Laayoune <br />
Dakhla <br />
Essaouira <br />
El Jadida <br />
Pour dynamiser le secteur du tourisme, le gouvernement marocain a récemment lancé le programme Plan azur qui consiste en la création de 6 nouvelles stations balnéaires (Saidia, Lixus, Mazagan, Mogador, Taghazout et Plage blanche) afin de drainer environ 10 millions de touristes à l&#8217;horizon 2010. Le nombre de touristes qui ont visité le Maroc en 2006 était de 7.7 millions.</p>
<p>Tourisme de découverte écologique<br />
Tourisme saharien <br />
Les trekkings <br />
Tourisme sportif<br />
Tourisme golfique et équestre<br />
Surf </p>
<p> Tourisme médical<br />
De nombreux étrangers affluent chaque année vers le Maroc pour se faire opérer (chirurgie esthétique et cardiaque en grande partie). Cela s&#8217;explique par le coût moyennement élevé des interventions et une très bonne qualité des soins.</p>
<p> Les ressources minières<br />
Les principaux produits miniers qui sont actuellement en cours d&#8217;exploitation au Maroc sont :</p>
<p>Le phosphate : 3e producteur mondial / 1er exportateur (2006) <br />
Le charbon: 15e producteur mondial / 7e exportateur <br />
Le plomb : 10e producteur mondial / 6e exportateur <br />
L&#8217;argent : 10e producteur mondial <br />
L&#8217;or : 8e producteur mondial <br />
Le zinc : 9e producteur mondial <br />
Le cuivre : 4e producteur mondial / 2e exportateur mondial<br />
Le cobalt <br />
Le manganèse <br />
L&#8217;antimoine <br />
Le fer <br />
La barytine <br />
La fluorine <br />
Le sel <br />
Le gypse <br />
Les argiles smectiques<br />
Le feldspath <br />
Le mica <br />
La calcite et le talc<br />
Le sable de silice : Depuis 2006, avec Traspex </p>
<p>Infrastructures<br />
Routes<br />
Le Maroc dispose d&#8217;un réseau routier d&#8217;environ 95 000 km en 2006 d&#8217;assez bonne qualité mais qui doit encore être renforcé pour faire face au besoin de développement du pays.</p>
<p>Autoroutes<br />
Le Maroc a le plus grand réseau autoroutier du Maghreb et 2e d&#8217;Afrique après l&#8217;Afrique du Sud.</p>
<p>L&#8217;infrastructure autoroutière se compose de plusieurs tronçons:</p>
<p>Rabat &#8211; Casablanca (65 km). <br />
Rabat &#8211; Kenitra (35 km). <br />
Rabat &#8211; Fès (180 km). <br />
Kenitra &#8211; Larache (110 km).<br />
Larache &#8211; Tanger (73 km). <br />
Casablanca &#8211; Settat (57 km). <br />
Périphérique Casablanca (37 km). <br />
Casablanca &#8211; Had Soualem (22,5 km). <br />
Marrakech &#8211; Tamnsourt (15 km). <br />
Casablanca &#8211; Meknès (300 km). <br />
Settat &#8211; Tanger (600 km). <br />
Had Soualem &#8211; El Jadida (63 km)<br />
Settat &#8211; Marrakech (145 km) <br />
Agadir &#8211; Taroudant (70 km). <br />
Au second semestre 2005 on compte environ 290 km en cours de construction :</p>
<p>- Les tronçons en construction:</p>
<p>Fès &#8211; Oujda (320 km). <br />
Marrakech &#8211; Agadir (233 km). <br />
Tanger &#8211; Tétouan (60 km). <br />
Tétouan &#8211; Fnideq (28 km). <br />
Desserte du Port Tangermed (54 km).<br />
Saidia &#8211; Al Hoceima (km). </p>
<p>- Tronçons encore en projet démarrage des travaux prévus pour octobre 2006 sont:</p>
<p>Agadir &#8211; Taroudant et Tanger-Oujda (appelés la rocade Méditerranée) seront réalisés sous la forme d&#8217;une voie express 2*2 voies sans péage.</p>
<p>Source informations: -ADM [(http://www.adm.co.ma)]</p>
<p> Chemin de fer<br />
Le réseau ferroviaire marocain est le plus développé d&#8217;Afrique, il relie toutes les villes principales du royaume.</p>
<p>Le réseau : <br />
Ce réseau s&#8217;étend sur une longueur de 2 120 km dont :</p>
<p>1 060 km de lignes électrifiées. <br />
1 520 km de lignes à voie unique. <br />
600 km de lignes à double voie. <br />
Les projets à court terme : <br />
L&#8217;ONCF est une entreprise publique et se trouve sous le tutelle du ministère des transport. Cette entreprise envisage à court et moyen terme la réalisation de plusieurs projets de rénovations et d&#8217;extensions du réseaux ferroviaire dont voici quelque exemple :</p>
<p>- Construction d&#8217;un tronçon d&#8217;environ 50 km reliant la ville de Tanger au nouveau port &#8216;Tangermed&#8217; inauguré le Mercredi 17 juin 2009 .</p>
<p>- Construction du tronçon reliant la ville de Taourirt à la ville de Nador sur une distance d&#8217;environ 120 km réalisé en 2009.</p>
<p>- Construction du tronçon reliant Sidi Yahya à Mechra Bel Ksiri sur environ 40 km réalisé en 2009.</p>
<p>- Doublement de la voie entre Fès et Meknès sur 60 km réalisé en 2007.</p>
<p>- Doublement de la voie entre Casablanca et Settat sur environ 60 km réalisé en 2008.</p>
<p>Les projets à moyens termes : <br />
Pour les projets à moyen terme l&#8217;ONCF envisage la réalisation de deux lignes de TGV aux alentours de 2020 en partenariat avec la France.</p>
<p>La première relira les villes de Tanger, Kénitra en 2014, les autres lignes seront réalisés entre 2015 et 2030, Rabat, Casablanca, Marrakech et Agadir.</p>
<p>Et la seconde relira la ville de Rabat, Meknes, Fez, Taza et Oujda pour continuer vers l&#8217;Algérie dans le cadre du projet de TGV trans-Maghrébin.</p>
<p>La construction d&#8217;une ligne classique reliant Agadir, Goulmine et Laâyoune sur une distance d&#8217;environ 450 km.</p>
<p>Source informations:</p>
<p>ONCF (http://www.oncf.ma)</p>
<p> Infrastructures aéroportuaires<br />
Aéroports : <br />
Au Maroc on compte environ 19 aéroports internationaux dont celui de Casablanca, le plus important du pays et un des plus grands d&#8217;Afrique.</p>
<p>Compagnies aériennes marocaines : <br />
Royal Air Maroc <br />
Atlas Blue (compagnie Low Cost du Groupe Royal Air Maroc) <br />
Regional Airlines <br />
Jet4you (compagnie Low Cost)<br />
Mondair <br />
Air Atlas Express (a cessé ses activité en 2004) <br />
Casa Air Service <br />
Les filiales africaines du Groupe Royal Air Maroc :</p>
<p>Air Sénégal International <br />
Air Gabon International <br />
Air Mauritanie <br />
Sources d&#8217;informations:</p>
<p>Royal Air Maroc [(http://www.royalairmaroc.com)] <br />
Air Sénégal International [(http://www.air-senegal-international.com)] <br />
Air Mauritanie [(http://www.airmauritanie.mr)] <br />
La mise en place de la compagnie Air Cémac est encore en cours de négociation avec les pays de la Communauté Economique et Monétaire de l&#8217;Afrique Centrale.</p>
<p>La RAM s&#8217;est portée candidate à l&#8217;appel d&#8217;offre lancé par l&#8217;état camerounais pour la privatisation de sa compagnie nationale Air Cameroun.</p>
<p> Infrastructures portuaires [modifier]<br />
Les ports de pêches <br />
Les ports de commerces et d&#8217;industries <br />
Les ports pétroliers et minéraliers </p>
<p> Les ressources d&#8217;énergie : électricité.<br />
Puissance installée (2006) : 5 232 MW<br />
Energie nette appelée (2006) : 21 105 GWh<br />
Production d’énergie électrique (2006) : 19 822 GWh </p>
<p>Répartition de la production :</p>
<p>Energie thermique : 18 053 GWh <br />
Energie hydroéléctrique : 983 GWh <br />
Energie STEP : 603 GWh <br />
Energie éolienne : 183 GWh </p>
<p><a href="http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html" target="blanck">licence GFDL</a>   -<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=%C3%89conomie_du_Maroc&#038;action=history"  target="blanck">Auteurs</a> -<br />
<a href="http://www.villanovo.fr/riad-marrakech">location riad Marrakech</a></p>
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		<title>Climat du Maroc</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 15:23:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Climat du Maroc]]></category>

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		<description><![CDATA[Le climat au Maroc peut être divisé en sept sous-zones, déterminées par les différentes influences que subit le pays : influences océaniques, méditerranéennes, montagnardes, continentales et sahariennes. Les plaines atlantiques Nord Cette zone correspond plus ou moins au littoral atlantique allant de la péninsule tangéroise à El-Jadida. Elle connaît un climat méditerranéen à influence océanique. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le climat au Maroc peut être divisé en sept sous-zones, déterminées par les différentes influences que subit le pays : influences océaniques, méditerranéennes, montagnardes, continentales et sahariennes.</p>
<p>Les plaines atlantiques Nord</p>
<p>Cette zone correspond plus ou moins au littoral atlantique allant de la péninsule tangéroise à El-Jadida. Elle connaît un climat méditerranéen à influence océanique. Elle est fortement soumise aux perturbations océanique venant de l&#8217;Atlantique pendant la période des pluies qui commence en octobre et peut se prolonger jusqu&#8217;en mai dans l&#8217;extrême Nord. L&#8217;été quant à lui est sec et ensoleillé, mais cela n&#8217;empêche pas l&#8217;existence de bancs de brumes matinaux et la rosée nocturne, assez fréquents pendant cette période. Cependant la variabilité des précipitations est très forte : elles sont divisées de moitié du nord au sud. Si le cumul annuel des précipitations est de 810 mm à Tanger, il est de 740 à Larache, 620 à Kénitra, 550 à Rabat et seulement 400 à Casablanca. Quant aux températures elles sont plutôt homogènes, et les courants atlantiques radoucissent le climat, l&#8217;hiver est plus doux et l&#8217;été plus clément. La température moyenne en Janvier est de 12 à 13 °C avec des nuits qui peuvent être très fraîches. Quant aux températures estivales, elles oscillent autour de 23 °C (les journées caniculaires sont relativement rares).</p>
<p>Ce climat a été favorable pour faire de ces régions de grandes zones agricoles telle que la plaine du Gharb et le bassin du Loukkos. On y trouve également des forêts de chênes verts, chênes lièges et d&#8217;eucalyptus.</p>
<p>Des plaines de Doukkala au bassin du Souss </p>
<p>Cette zone s&#8217;étend de Safi au sud d&#8217;Agadir. Elle comprend la plaine de Doukkala, le littoral d&#8217;Essaouira et le bassin du Souss. Le climat de cette région est une dégradation du climat des plaines atlantiques Nord, avec une aridité croissante en allant vers le sud, en raison des influences sahariennes qui commencent à se faire sentir. Le cumul des précipitations est de 350 mm à Safi, 290 mm à Essaouira et 250 mm à Agadir. La période des pluies est inférieure à six mois et se concentre essentiellement entre novembre et mars. Comme sur la côte atlantique nord, les brouillards et les rosées sont fréquents et l&#8217;ensoleillement y est record, plus de 300 jours de Soleil par an à Agadir. Les températures sont fortement influencées par le front alizé qui souffle tout au long de l&#8217;année. Elles varient, donc, très peu entre l&#8217;hiver et l&#8217;été, et s&#8217;échelonnent de 14 à 16 °C en janvier et 19 à 22 °C en juillet. Cependant cette région peut ponctuellement subir des remontées d&#8217;air saharien qui peuvent faire grimper les températures au-delà de 40 °C.</p>
<p>Dans cette région pousse le fameux arbre endémique du Sud du Maroc : l&#8217;arganier qui y trouve tous les éléments propices à son développement. La région est également célèbre pour ses cultures d&#8217;agrumes principalement concentrées dans la plaine du Souss.</p>
<p>Les plateaux intérieurs</p>
<p>Cette zone forme un croissant allant de Fès au nord-est à Marrakech dans le sud-ouest. Elle comprend les plaines et plateaux du Saïss, de la Chaouia, d&#8217;Abda et du Haouz. Il s&#8217;agit en réalité d&#8217;une dégradation des deux climats précédents avec une continentalité relativement marquée. En fait cette zone pourrait être divisée en deux, une aride dans le sud plus proche du climat du Souss et une autre plus humide dans le nord plus proche du climat des plaines du nord. En effet si Fès et Meknès reçoivent entre 500 et 600 mm de pluie par an cette quantité chute drastiquement en dessous des 300 mm au sud de Settat avec notamment 250 mm à Marrakech. La continentalité de cette région a deux conséquences :<br />
1) une faible humidité de l&#8217;air, qui donne cette fameuse couleur bleu éclatante au ciel de la ville rouge, Marrakech;<br />
2) les amplitudes thermiques sont très importantes aussi bien sur l&#8217;année qu&#8217;au cours d&#8217;une même journée. Les températures moyennes en hiver vont de 9 à 11 °C, et montent en été jusqu&#8217;à 26 à 28 °C. Mais il faut également savoir que le gel est relativement fréquent en hiver et les journées souvent torrides en été.</p>
<p>Si dans le nord les paysages de cette zone font penser à la meseta espagnol, dans le sud ils prennent un aspect plus ou moins steppique (steppe à jujubiers, buissons épineux&#8230;). On y cultive également la vigne généralement dans le Nord et les oliviers principalement dans le Sud</p>
<p> La côte méditerranéenne et le Rif </p>
<p>Cette zone est constituée du littoral méditerranéen et d&#8217;un arrière-pays montagneux : le Rif (plus de 2000m d&#8217;altitude). À l&#8217;est, près de la frontière algérienne, le relief s&#8217;abaisse vers les plateaux de la basse Moulouya. Le climat est typiquement méditerranéen sur le littoral avec un hiver doux (10 à 12 °C) et arrosé, doublé d&#8217;un été chaud et sec (24 à 26 °C). Les reliefs de l&#8217;arrière pays sont beaucoup plus arrosés avec de la neige et des températures fraiches en hiver. Les précipitations peuvent atteindre 2000 mm par an sur les reliefs alors qu&#8217;elles ne sont que de 300 à 600 mm sur le littoral. Encore une fois il existe un contraste entre l&#8217;Ouest qui est plus exposé aux dépressions venues de l&#8217;Atlantique et par conséquent plus humide, et l&#8217;est plus abrité et donc plus sec. On passe de 600mm en moyenne à Al-Hoceima à près de 350 mm à Oujda.</p>
<p>La chaine du Rif est relativement verdoyante et luxuriante, les pins poussent prés du littoral, et les massifs sont couverts de chênes vert, de cèdres voire même de sapins. Dans l&#8217;est plus sec on trouve du maquis et des pins d&#8217;Alep. Cette région est également connue pour ses cultures de cannabis.</p>
<p>Le moyen et le haut Atlas <br />
Le Moyen Atlas et le Haut Atlas forment une chaîne de montagne orientée sud-ouest nord-est, avec une altitude allant de 2500 m à 4000 m. Le point culminant est le Jbel Toubkal (4165 m) plus haut sommet d&#8217;Afrique du Nord. Elle forme une barrière entre le Maroc méditerranéen et le Maroc désertique. Le climat est montagnard dans la partie centrale de la chaîne, il subit des influences océaniques et méditerranéennes sur le versant nord exposé aux dépressions venues de l&#8217;Atlantique, quant au versant sud abrité, il subit les influences sahariennes. Si le Moyen Atlas reçoit entre 1000 et 1500 mm de précipitation en moyenne par an (1200 mm à Ifrane), le Haut Atlas n&#8217;en reçoit lui que 600 à 900 mm, voire 400 mm seulement pour les versants les plus abrités. Les chutes de neiges sont très abondantes pendant l&#8217;hiver et peuvent se prolonger jusqu&#8217;au mois de mai. Pendant l&#8217;été la zone est fréquemment touchée par des épisodes orageux. Quant aux températures, elles sont très rudes en hiver avec des gelées permanentes (jusqu&#8217;à -18 °C), tandis que pendant l&#8217;été elles sont assez agréables avec 20 °C en moyenne.</p>
<p>Les paysages sont magnifiques et très variés dans cette région. Elle comporte une biodiversité d&#8217;une grande richesse. Le Moyen Atlas est couvert de forêts de cèdres, alors que de magnifiques chênaies et des pins d&#8217;Alep couvrent les versants du Haut Atlas. Sur les versants abrités on trouve une végétation plus éparse composée d&#8217;espèces plus exotiques telles le thuya, le genévrier, le caroubier, le pistachier de l&#8217;Atlas, etc. On y trouve également de nombreuses rivières ainsi que des cascades saisissantes, la majorité des cours d&#8217;eau prenant naissance dans ces massifs.</p>
<p> L&#8217;anti-Atlas et les vallées pré-sahariennes </p>
<p>Cette zone est composée des contreforts sahariens du Moyen et du haut Atlas, ainsi que l&#8217;anti-Atlas qui est la qui la dérivation la plus septentrionale de l&#8217;atlas marocain. Le climat est désertique avec des influences de montagne, était donnée l&#8217;altitude. La zone reçoit entre 100 et 200 mm de précipitations (120mm à Ouarzazate). Les températures sont très contrastés en sont en moyenne de 6 à 9 °C en hiver avec des gelées fréquentes, et de 27 à 30 °C en été avec des pointes à près de 50 °C.</p>
<p>La steppe est la seule végétation qui pousse dans ces régions excepté le long des nombreuses vallées et des oueds ou les hommes ont aménagé des oasis verdoyantes qui s&#8217;étendent sur plusieurs kilomètres (vallée du Dadès, de Draa&#8230;).</p>
<p>Le domaine saharien <br />
Cette zone est celle situé au sud du massif de l&#8217;atlas. Le climat y est typiquement désertique. Les précipitations sont quasi-absente moins de 100 mm par an (80 mm à Errachidia, 30 mm à Dakhla). Les températures sont très contrasté (14 °C en moyenne en hiver à 35 °C en été). Sur le littoral atlantique les amplitudes thermiques sont plus faibles de 18 °C en hiver à 23 °C en été. Dans le désert les nuits peuvent être très fraîches en hiver.</p>
<p>La végétation est très rare, c&#8217;est le domaine des ergs (désert de dunes) et des regs (désert de cailloux).</p>
<p><a href="http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html" target="blanck">licence GFDL</a>   -<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Climat_du_Maroc&#038;action=history"  target="blanck">Auteurs</a> -<br />
<a href="http://www.villanovo.fr/riad-marrakech">location riad Marrakech</a></p>
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		<title>Géographie du maroc</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 15:21:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Maroc est un pays du nord-ouest de l&#8217;Afrique. Sa longue côte donnant sur l&#8217;océan Atlantique se termine au-delà du détroit de Gibraltar sur la Méditerranée. Au sud du Maroc se trouve le territoire contesté Sahara occidental, revendiqué et sous contrôle en grande partie par le Maroc. À l&#8217;est et au sud-est, le Maroc est ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Maroc est un pays du nord-ouest de l&#8217;Afrique. Sa longue côte donnant sur l&#8217;océan Atlantique se termine au-delà du détroit de Gibraltar sur la Méditerranée.</p>
<p>Au sud du Maroc se trouve le territoire contesté Sahara occidental, revendiqué et sous contrôle en grande partie par le Maroc. À l&#8217;est et au sud-est, le Maroc est limitrophe de l&#8217;Algérie. À quelque distance de la côte Atlantique se trouvent les Îles Canaries et Madère. Au nord du détroit de Gibraltar se trouve l&#8217;Espagne.</p>
<p>La capitale est Rabat. Parmi les grandes villes remarquables on trouve Casablanca, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès,Tetouan, Tanger, Oujda, Ouarzazate, Laâyoune</p>
<p>Les montagnes<br />
Les montagnes occupent plus des deux tiers du territoire marocain et atteignent des hauteurs non négligeables. Plusieurs sommets franchissent la barre des 4000 m. Le Jbel Toubkal, le plus haut sommet du pays, culmine à 4167 m. Le Maroc renferme 4 principales chaînes de montagnes,et c&#8217;est le seul pays du Maghreb à disposer d&#8217;une immense chaîne de montagne l&#8217;Atlas. D&#8217;abord au Nord du pays, les montagnes ou djebel du Rif bordent la Méditerranée. Le plus haut sommet du Rif atteint 2456 m et il a pour nom djebel Tidighine. Le Rif propose des surfaces variées selon les altitudes de ses régions. En fait, à l&#8217;ouest, on retrouve surtout une végétation épineuse (des sapins, des pins, des cèdres, etc.). De l&#8217;autre côté, il y pousse des steppes arides et des maquis et encore plus à l&#8217;est, on y retrouve le chanvre, qui n&#8217;est cependant pas récolté. Plus loin des rivages méditerranéens et plus à l&#8217;intérieur du pays, il est possible de remarquer trois autres immenses chaînes: le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l&#8217;Anti-Atlas, où nous retrouvons encore une fois une diversité des paysages. Le Moyen Atlas, qui est le &laquo;&nbsp;château d&#8217;eau&nbsp;&raquo; du Maroc est séparé du Rif par les plaines arides de l&#8217;est et fertiles de l&#8217;ouest. Les deux chaines sont séparée la fameuse trouée de Taza. Le Moyen Atlas se composent de deux parties au paysages très différents. A l&#8217;est, on retrouvent les massifs escarpé avec des sommets à plus de 3000m comme Jbel Bounacer, El Aiyachi ou Bouiblane. Ces sommets connaissent des chutes de neiges importantes. Vers l&#8217;ouest, la chaine s&#8217;adoucit pour laisser place à des reliefs plus abordables et laissant place à quelques petits plateaux. La chaine du moyen atlas est bordé au sud par le Haut Atlas. C&#8217;est dans le Haut Atlas, chaine majestueuse qui ceinture le pays d&#8217;est en ouest que le Toubkal culmine à près de 4165.</p>
<p> Les plaines<br />
Ces plaines ont souvent de très grandes étendues. S&#8217;étirant des montagnes du Rif jusqu&#8217;au Moyen Atlas, le bassin du Sebou (36 000 km²) se compose de bas plateaux, de cours d&#8217;eau, quelques collines et des plaines fertiles qui permettent la culture de plusieurs aliments.</p>
<p>Dans la plaine du Gharb, on trouve des champs de betteraves sucrières, de riz, de cannes à sucre, de tabac . Cette plaine se distingue des autres par la présence de la forêt de Mamora où on y fait l&#8217;exploitation de chênes-lièges et d&#8217;eucalyptus.</p>
<p>De vastes plaines apparaissent aussitôt qu&#8217;on dépasse le pays Zair et le plateau des phosphates. On retrouve la Chaouia, Doukkala et plus à l&#8217;est au pied du moyen Atlas Tadla. Plus au sud, on retrouve la plaine du Haouz dans la région de Marrakech et celle du Souss qui fait le triangle entre océan, Haut Atlas et Anti-Atlas.</p>
<p>On retrouvent d&#8217;autres plaines et vallées fertiles de moindre tailles surtout au nord (Lukos, Nekkor, trifa, Vallée des oueds Ouergha, Baht, Inaouen &#8230;).</p>
<p>Le désert<br />
Au sud du pays, l&#8217;erg Cherbi, à proximité de la frontière algérienne, est la plus vaste étendue de pierres et de sable à l&#8217;intérieur du Maroc. Certaines dunes de sable peuvent atteindre 200 m de hauteur.</p>
<p>Frontières terrestres<br />
1 559 km avec l&#8217;Algérie (son tracé n&#8217;est pas reconnu officiellement, ce qui remonte à la guerre des sables) <br />
Au sud 443 km avec la Mauritanie <br />
16 km avec l&#8217;Espagne (enclave de Ceuta : 6 km et enclave de Melilla : 10 km) </p>
<p>Climat<br />
Le climat marocain est à la fois méditerranéen et atlantique, avec une saison sèche et chaude doublée d&#8217;une saison froide et humide, la fin de la période chaude étant marquée par les pluies d&#8217;octobre.<br />
La présence de la mer atténue les écarts de température, tempère les saisons et accroît l&#8217;humidité de l&#8217;air (400 à 1000 mm de pluies sur le littoral). Dans l&#8217;intérieur, le climat varie en fonction de l&#8217;altitude. Les étés sont chauds et secs, surtout lorsque souffle le sirocco brûlant ou le chergui, vent d &#8216;été venant du Sahara. À cette saison, les températures moyennes sont de 22°C à 24°C. Les hivers sont froids et pluvieux avec gel et neige . La température moyenne évolue alors de &#8211; 2°C à 14°C et peut descendre jusqu&#8217;à &#8211; 26° C. Le Maroc pré saharien et saharien a un climat désertique sec.</p>
<p>Eco-systeme au Maroc</p>
<p>Hydrographie</p>
<p>Le Maroc possède beaucoup de cours d&#8217;eau (fleuves et oueds) tels que:</p>
<p>Bouregreg <br />
Moulouya <br />
Ouargha <br />
Oum Errabiaa <br />
Ourika <br />
Sebou <br />
Souss <br />
Tensift <br />
Drâa <br />
Les grands fleuves tels que le Bouregreg, l&#8217;Oum Errabiaa, la Moulouya, et le Sebou, ont des débits très variables entre les saisons, et aussi d&#8217;année en année.<br />
De nombreux cours d&#8217;eau moins importants (les &laquo;&nbsp;oueds&nbsp;&raquo;) peuvent même être à sec une partie de l&#8217;année (ou même plusieurs années de suite dans les zones pré-désertiques).<br />
Le manque d&#8217;eau, mais aussi la grande variabilité des débits, représentent un grand problème pour le Maroc, notamment pour l&#8217;agriculture (irriguée ou non)&#8230;</p>
<p>Faune du Maroc</p>
<p>La diversité de la faune est en principe un véritable trésor, mais elle est absolument mise à mal par toutes sortes de destructions. Parmi quelques espèces exceptionnelles, on peut citer :</p>
<p>les échassiers <br />
l&#8217;aigrette garzette <br />
le flamant rose <br />
le vautour percnoptère <br />
l&#8217;aigle royal <br />
le cerf de Barbarie<br />
l&#8217;écureuil de Barbarie <br />
le dromadaire <br />
le hérisson d&#8217;Algérie et le hérisson du désert <br />
le chacal doré menacé; il a disparu de régions entières&#8230; Au Maroc, on le confond avec le loup qui n&#8217;existe pas en Afrique. <br />
la hyène rayée, en voie rapide d&#8217;extinction <br />
le fennec, rare. <br />
le renard de rueppel, très rare <br />
le renard roux <br />
le Lynx caracal, menacé d&#8217;extinction.<br />
le serval, menacé d&#8217;extinction. <br />
la panthère. Un individu a été tué il y a trois ans dans le Haut Atlas par un braconnier. Elle est menacée d&#8217;extinction immédiate dans l&#8217;indifférence totale. <br />
les gazelle dorcas et gazelle de Cuvier en raréfaction <br />
le magot, menacé par la mort lente de la cédraie et les captures par les trafiquants. <br />
le dauphin <br />
la sous-espèce du cobra d&#8217;Égypte, Naja haje legionis ou cobra d&#8217;Afrique du Nord s&#8217;est considérablement raréfiée et a disparu de régions entières, victime des spectacles hérités des temps barbares sévissant dans les grands hôtels d&#8217;Agadir et d&#8217;ailleurs, et sur la place Djemaa-El-Fna de Marrakech, avec la complicité irresponsable de des touristes complaisants&#8230; <br />
De nombreuses couleuvres et quelques vipères. Au Maroc, contrairement aux préjugés locaux, la majorité des serpents sont inoffensifs (17 espèces sur 25) et les quelques espèces de serpents venimeux existantes n&#8217;attaquent jamais. <br />
une espèce de tout petit boa fouisseur, Eryx jaculus <br />
les requins <br />
une trentaine d&#8217;espèces de scorpions (de nouvelles espèces sont presque chaque année identifiées au Maroc), dont une ou deux seulement sont potentiellement dangereuses pour l&#8217;homme (par ex.Androctonus mauretanicus), notamment pour les petits enfants. Toutefois, un scorpion n&#8217;attaque presque jamais. <br />
Le lion de l&#8217;Atlas a disparu (exterminé) à l&#8217;état sauvage, le dernier en 1943. Il en existe toutefois bien que mélangés avec d&#8217;autres sous-espèces une cinquantaine dans différents zoos du monde dont une vingtaine au zoo de Temara. Des gravures récemment découvertes dans des grottes près deOuarzazate indiquent que des crocodiles, des léopards et des éléphants vivaient dans ces lieux avant leur extinction (extermination). Des gravures similaires existent également dans tout le Sahara. Par contre, les oiseaux sont encore relativement très présents avec une grande diversité d&#8217;espèces, bien que l&#8217;Autruche à cou rouge, par ex., ait été totalement exterminée, ainsi au Sahara que l&#8217;Outarde houbara. Un assez grand nombre d&#8217;espèces de serpents (25 dont 17 espèces non dangereuses; les 8 autres restantes n&#8217;attaquent jamais et sont moins répandues!), et de lézards sont présentes au Maroc, dont un pourcentage important d&#8217;endémiques. Toutefois nombreuses sont les espèces menacées. Elles sont victimes de l&#8217;ignorance, de la cruauté et de l&#8217;irresponsabilité en matière d&#8217;écologie.</p>
<p>Flore du Maroc</p>
<p>Biocénose Dayat Aoua dans les environs d&#8217;IfraneLe Maroc possède une flore riche du fait de sa position stratégique, en effet il possède deux façades maritimes totalisant plus de 3500 km dont 450 en Méditerranée il reçoit de ce fait les courants chargés de pluie de l&#8217;océan qui s&#8217;accumulent contre la barrière montagneuse de l&#8217;Atlas ce qui permet de fortes précipitations à Rabat, Casablanca,Fès et la formation des neiges à Ifrane et Azrou et dans les hauts sommets de l&#8217;atlas, pendant que le sud et l&#8217;est restent arides. Plus de 4500 espèces configurent la flore marocaine. Les variations du climat et du relief sont des éléments fondamentaux pour expliquer une telle richesse florale. L&#8217;intérêt botanique du Maroc est intense et on citera seulement les 2 500 000 hectares de forêt qui contiennent:</p>
<p>des cèdres <br />
des palmiers <br />
des thuyas <br />
des dattiers <br />
des amandiers <br />
des figuiers <br />
des oliviers <br />
des acacias <br />
des fruitiers <br />
des chênes-verts <br />
des chênes-lièges <br />
des pins <br />
l&#8217;eucalyptus<br />
des arbousiers <br />
l&#8217;alfa et l&#8217;endémique arganier,dont le Maroc et le seul pays au monde à disposer de cette espèce et qui est inscrite au patrimoine mondiale de l&#8217;UNESCO.La forêt représente environ 15% de la surface totale. </p>
<p><a href="http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html" target="blanck">licence GFDL</a>   -<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=G%C3%A9ographie_du_Maroc&#038;action=history"  target="blanck">Auteurs</a> -<br />
<a href="http://www.villanovo.fr/riad-marrakech">location riad Marrakech</a></p>
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		<title>Le Maroc Toponymie</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 15:15:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Maroc se dit en berbère lmruk Le Maroc se dit en arabe al-Maghrib (المغرب), ce qui signifie « le couchant » ou « l’Occident[9] » (littéralement : « le Maghreb »). Le même mot, en arabe, désigne aussi le Maghreb au sens large; aussi, lorsqu&#8217;il est nécessaire de préciser, on nomme le Maroc al-Maghrib ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Maroc se dit en berbère lmruk<br />
Le Maroc se dit en arabe al-Maghrib (المغرب), ce qui signifie « le couchant » ou « l’Occident[9] » (littéralement : « le Maghreb »).</p>
<p>Le même mot, en arabe, désigne aussi le Maghreb au sens large; aussi, lorsqu&#8217;il est nécessaire de préciser, on nomme le Maroc al-Maghrib al-’aqṣaą (المغرب الاقصى), ce qui signifie « le Couchant lointain » ou « l’Extrême-Occident », et on désigne le Maghreb par al-Maghrib al-°arabiy (المغرب العربي), soit « l&#8217;Occident arabe ».</p>
<p>Le nom français Maroc dérive quant à lui de la prononciation espagnole de Marrakech, Marruecos, ville du centre du pays fondée en 1062 et qui fut la capitale de trois dynasties (celle des Almoravides, des Almohades et des Saadiens). De cette prononciation dérive également Marrocos (en portugais), Marocko (en suédois), Morocco (en anglais), et Marokko (en allemand, norvégien et néerlandais), les Persans l’appelant eux Marakech. Les Turcs l’appellent Fas qui vient de l’ancienne capitale du Maroc sous la dynastie alaouite (avant 1912), Fès. Dans l’Antiquité, les Grecs appelaient les habitants de la région les Maurusiens. À partir de cette appellation, la région composée du Maroc et de l&#8217;Algérie occidentale sera connue sous le nom de Maurétanie (à ne pas confondre avec la Mauritanie). La région sera par la suite divisée en deux Maurétanies provinces par les Romains: la Maurétanie Tingitane avec Volubilis pour capitale (ancienne cité berbère de Oulil) et la Maurétanie Césarienne avec Cesarea (Tipaza) pour capitale (centre et ouest de l&#8217;Algérie). Le Maroc est le pays où les grecs anciens situaient le mythique jardin des Hespérides.</p>
<p>Le Maroc sera connu sous le nom de Royaume de Marrakech sous les 3 dynasties qui choisiront cette ville comme capitale, puis sous le nom de Royaume de Fès sous les dynasties qui choisiront Fès comme capitale. Lorsque les Alaouites changeront de capitale et quitteront Fès, le Maroc sera aussi connu sous le nom d&#8217;Empire chérifien et cela jusqu&#8217;à l&#8217;indépendance du pays en 1956. À l&#8217;indépendance, le pays prend le nom officiel de Royaume du Maroc et le sultan Mohamed ben Youssef en devient le roi sous le nom de Mohamed V.</p>
<p><a href="http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html" target="blanck">licence GFDL</a>   -<br />
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		<title>Le Maroc géneralités</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 15:12:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Maroc, officiellement le Royaume du Maroc (en arabe : المملكة المغربية) est un pays situé au nord-ouest de l’Afrique et faisant partie du Maghreb. Sa capitale est Rabat. Ce pays est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par l’Espagne, le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est, et ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Maroc, officiellement le Royaume du Maroc (en arabe : المملكة المغربية) est un pays situé au nord-ouest de l’Afrique et faisant partie du Maghreb. Sa capitale est Rabat. Ce pays est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par l’Espagne, le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est, et de facto au sud par la Mauritanie au delà du Sahara occidental contesté.</p>
<p>Le Maroc a pour régime politique une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est Mohammed VI. Le Maroc est membre de plusieurs organisations dont l’Union du Maghreb arabe, la Francophonie, et l’Organisation de la conférence islamique. Le Maroc est le seul pays africain qui ne fait pas partie de l&#8217;Union Africaine, mais il cherche à consolider ses relations avec l&#8217;Union européenne. En 1987, le Maroc a tenté, sans succès, d&#8217;adhérer à la CEE, et s&#8217;est vu octroyer en 2008 un « statut avancé » auprès de l&#8217;UE [5]. Le 15 mai 2009, il a rejoint le Centre Nord-Sud du Conseil de l&#8217;Europe[6].En juin 2004, en reconnaissance des liens étroits qui unissent les deux pays et en appréciation du soutien résolu du Maroc à la guerre contre le terrorisme, le président des États-Unis désigna le Maroc comme l&#8217;un des alliés majeurs hors-OTAN.</p>
<p>Selon l&#8217;historien Bernard Lugan, entre autres, l&#8217;attrait des richesses provenant du commerce du Sud (Sahara) vers le Nord (l&#8217;occident) va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech (la porte du désert) qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties en particulier celles venant du Sud (Almoravides, Almohades, Saadiens); c&#8217;est la raison pour laquelle, toute l&#8217;histoire du Maroc (des Idrissides aux Alaouites) fut marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. L&#8217;histoire et l&#8217;origine du Maroc furent, sont et seront marquées par le lien avec le Sahara.</p>
<p><a href="http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html" target="blanck">licence GFDL</a>   -<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Maroc&#038;action=history"  target="blanck">Auteurs</a> -<br />
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		<title>Histoire du Maroc</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 15:06:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Maroc est un pays du nord-ouest de l&#8217;Afrique dont le nom même, dérivé de Marrakech, ville impériale et capitale de 1062 à 1273, remonte au XVIe siècle. Habité dès la préhistoire par des populations berbères, le pays a connu des peuplements phéniciens, carthaginois, romains, vandales, byzantins avant d&#8217;être islamisé par les Arabes. C&#8217;est lors ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Maroc est un pays du nord-ouest de l&#8217;Afrique dont le nom même, dérivé de Marrakech, ville impériale et capitale de 1062 à 1273, remonte au XVIe siècle. Habité dès la préhistoire par des populations berbères, le pays a connu des peuplements phéniciens, carthaginois, romains, vandales, byzantins avant d&#8217;être islamisé par les Arabes. C&#8217;est lors de son exil qu&#8217;Idris Ier, fuyant les persécutions du califat des Abbassides, en 788, a donné naissance à un État dans ce Maghreb el-Aqça (Maghreb extrême ou extrême couchant)[1]. Le Maroc a toujours gardé, si ce n&#8217;est son indépendance absolue, une très forte autonomie.</p>
<p>Selon l&#8217;historien Bernard Lugan, entre autres, l&#8217;attrait des richesses provenant du commerce du Sud (Sahara) vers le Nord (l&#8217;occident) va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech (la porte du désert) qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties en particulier celles venant du Sud (Almoravides, Almohades, Saadiens); c&#8217;est la raison pour laquelle, toute l&#8217;histoire du Maroc (des Idrissides aux Alaouites) fut marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. L&#8217;histoire et l&#8217;origine du Maroc furent, sont et seront marquées par le lien avec le Sahara[2].</p>
<p>Les premières traces de peuplement<br />
L&#8217;Homme a laissé de nombreuses traces au cours de toute la période préhistorique, marque d&#8217;un peuplement très ancien, sans doute facilité par un climat plus favorable qu&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p>À l&#8217;Acheuléen (Paléolithique inférieur), des indices datant d&#8217;au moins 700 000 ans traduisent une première activité humaine. Ces hommes vivaient principalement de la cueillette et de la chasse. Les outils de cette époque sont les galets aménagés, le biface, les hachereaux découverts notamment dans les régions de Casablanca et de Salé.</p>
<p>Le Moustérien (Paléolithique moyen) entre 120 et 40 000 ans avant l&#8217;ère chrétienne, se caractérise par l&#8217;évolution de l&#8217;outillage. Cette période a livré des racloirs et des grattoirs, en particulier au sein de l&#8217;industrie lithique de Jbel Irhoud.</p>
<p>La période de l&#8217;Atérien (de Bir el-Ater en Algérie) est connue uniquement en Afrique du Nord. Cette période se caractérise par la maîtrise de la production d&#8217;outils présentant des pédoncules destinés à faciliter l&#8217;emmanchement. Cette période a aussi connu un changement climatique, puisque la faune et la flore se raréfient, laissant place au désert qui coupe aujourd&#8217;hui l&#8217;Afrique en deux.</p>
<p>Le Paléolithique supérieur est marqué par l&#8217;arrivée d&#8217;Homo sapiens, porteur de l&#8217;industrie ibéromaurusienne. À Taforalt (Oujda), les outils retrouvés datent de 30 à 20 000 ans avant J.-C. Des rites funéraires sont identifiés : les morts ont le corps en décubitus latéral et les os peints.</p>
<p>Ces populations se maintiennent jusque vers 9 000 ans avant J.-C. puis elle vont être éliminées ou absorbées par l&#8217;arrivée des premiers ancêtres des populations berbères actuelles : les capsiens (nom issu de la ville antique de Capsa, aujourd&#8217;hui Gafsa) arrivent de l&#8217;est (comme le montrent les études linguistiques, qui classent dans la même famille l&#8217;égyptien et le berbère).</p>
<p>Des sites néolithiques, montrant l&#8217;apparition d&#8217;une sédentarisation et la naissance de l&#8217;agriculture sont découverts près de Skhirat (Nécropole de Rouazi-Skhirat) et de Tetouan (grottes de Kaf Taht el Ghar et de Ghar Kahal)</p>
<p>Les Phéniciens, commerçants entreprenants, installent leur premiers établissements sur les côtes marocaines dès le XIe siècle av. J.-C. et fondent des port-comptoirs comme Tingi (Tanger) ou Lixus (Larache). C&#8217;est à partir de la fondation de Carthage (en Tunisie, Maghreb de l&#8217;est) que la région commence à être réellement mise en valeur. L&#8217;influence punique se fera sentir près de mille ans au Maroc, dans ses relations avec les chefs de tribus berbères locales : en effet à partir du VIe siècle, les carthaginois en quête d&#8217;or (tiré de l&#8217;Atlas), de pourpre (coquillage que l&#8217;on trouve à Mogador par exemple, et qui donne la teinture du même nom), vont commercer avec les habitants du Maroc.</p>
<p>C&#8217;est à partir du IVe siècle av. J.-C. que, dans le nord du Maroc, apparait la première organisation politique du pays : le royaume de Maurétanie apparait, résultat de la fédération de différentes tribus berbères qui avaient profité de l&#8217;influence punique.</p>
<p>Lorsque les Romains arrivent vers le IIe siècle av. J.-C., après la destruction de Carthage, ils sont d&#8217;abord alliés à ce royaume de Maurétanie, qui leur permet de lutter et de prendre à revers le chef numide Jugurtha. La Maurétanie devient un royaume ami, un « état-client », qui, s&#8217;il dépend étroitement de Rome et prendra part à toutes les querelles internes de l&#8217;Empire, reste de fait indépendant. En 40, le royaume des Maures perd son roi. Caligula, qui l&#8217;a fait assassiner, fait face à la guerre d&#8217;Aedemon : Il faudra quatre ans pour mater cette révolte et en 46, l&#8217;empereur Claude annexe le royaume qui devient la Maurétanie tingitane (chef-lieu Tingi, devenu Tanger). La domination romaine se limite aux plaines du nord (jusqu&#8217;à la région de Volubilis près de Meknès) et l&#8217;Empire ne cherche pas à contrôler la région très fermement : il semble que les tribus berbères autonomes et pacifiques étaient imbriquées dans les possessions romaines. Pour autant Rome doit lutter sans cesse contre les Berbères montagnards.</p>
<p>Au même titre que le reste de l&#8217;Afrique du nord, la Maurétanie Tingitane va connaitre la christianisation. Des dizaines d&#8217;évêchés couvrent la région, s&#8217;adressant d&#8217;abord aux populations romaines puis aux romanisés. C&#8217;est en 298, à Tanger, sous Dioclétien que saint Marcel, centurion romain, est décapité [6]. Les berbères du Maroc ne seront, à la différence des berbères d&#8217;Algérie et de Tunisie, que très peu christianisés. Deux évêchés ont été identifiés en Tingitane (à Tanger et Larache), mais il est possible qu&#8217;il y en ait eu quatre.</p>
<p>Au IIIe siècle, l&#8217;Empire recule. C&#8217;est aussi le cas en Afrique du Nord et en particulier au Maroc : la Maurétanie Tingitane se retrouve réduite à la seule ville de Tingi et à la côte nord. Elle est d&#8217;ailleurs rattachée administrativement à l&#8217;Espagne. Les villes du sud sont toutes abandonnées, y compris la grande cité Volubilis. Au sud seul le port de Sala est conservé à l&#8217;Empire. Les raisons de ce repli sont mal connues : pression des berbères montagnards et du sud? Crise économique plus violente dans cette région ? Affaiblissement dû aux conflits dynastiques de l&#8217;Empire avec l&#8217;épisode des Gordiens?</p>
<p>Profitant de l&#8217;affaiblissement de l&#8217;Empire romain d&#8217;occident, une troupe de barbares de langue teutonne, formées de Suèves, de Vandales et d&#8217;Alains traverse le Rhin en 406. Les Vandales descendent alors en Espagne et passent en Afrique en 429. Ils atteignent Hippone (Algérie) en 430. Le gouvernement de Constantinople engage en vain une expédition navale contre cette invasion. Les Vandales s&#8217;installent dans l&#8217;Afrique du nord-ouest pour plus d&#8217;un siècle. Il faut attendre 533-534, pour voir la campagne d&#8217;Afrique engagée par Justinien Ier et dirigée par le général thrace Bélisaire anéantir le royaume vandale. La pacification du territoire reconquis fut, elle, plus laborieuse.</p>
<p>La Maurétanie Tingitane, quant à elle, n&#8217;est d&#8217;abord pas touchée par la conquête et la domination vandale. Ceux-ci ne contrôleront jamais que les côtes méditerranéennes. La région passe sous contrôle byzantin en 534. Mais les berbères, habitués à une large autonomie depuis plus d&#8217;un siècle, s&#8217;ils sont encore « romanisés », ne sont plus « romains », et ils vont résister farouchement autour du prince Garmel[5]. Après la victoire byzantine, la province connait un certain renouveau économique et démographique</p>
<p>Conquête arabo-musulmane et Islamisation du Maroc<br />
En 638, les Arabes prennent Alexandrie. En 649, ils atteignent le Maghreb. Mais ce n&#8217;est qu&#8217;à la cinquième campagne (681) qu&#8217;ils entrent au Maroc. Ils font alors face à une farouche résistance berbère, à la suite de certaines erreurs diplomatiques. Les Berbères, qu&#8217;ils soient montagnards, ou des plaines aujourd&#8217;hui marocaines ou algériennes, vont permettre à l&#8217;empire byzantin de se maintenir jusqu&#8217;en 698. L&#8217;empire byzantin est alors vaincu et ne subsiste que la résistance berbère. Cette résistance tient encore quinze ans. En 708, le Maroc berbère se convertit massivement à l&#8217;Islam. Cette conversion, qui touchait des populations qui n&#8217;avaient jamais été christianisées, ne fut à aucun moment remise en cause par les Berbères. La région connut par la suite des révoltes anti-arabes, mais elles ne furent jamais anti-musulmanes[9]. Très vite, Les musulmans utilisent les capacités guerrières des nouveaux convertis : l&#8217;Espagne wisigothique est conquise en trois ans, les troupes arabes et berbères arrivent en Navarre en 715. Ils seront vaincus à Poitiers en 732.</p>
<p>L&#8217;ensemble du Maroc côtier est sous domination de l&#8217;empire Omeyyade. Dans la région du Rif s&#8217;établit un petit émirat berbère autonome : l&#8217;émirat de Nekor ou Nokour.</p>
<p>En 740 a lieu la première révolte berbère face au pouvoir arabe : aucunement une remise en cause de l&#8217;Islam, le kharijitisme sert de prétexte pour remettre en cause le califat d&#8217;orient. C&#8217;est, pour ses fidèles, la volonté de choisir « le meilleur » pour gouverner, et non pas forcément un descendant du prophète (ce que veut le chiisme), ou un candidat choisi par les sages (ce que veut le sunnisme). Le kharijitisme est la thèse la plus appréciée par les peuples berbères, qui ont des sentiments relativement démocratiques : le chef se doit d&#8217;être choisi par tous, et non pas imposé[11]. Le califat omeyyade ne peut l&#8217;accepter, et un conflit éclate. En 750, à Damas, les Omeyyades sont renversés par les Abbassides. Le Maroc se retrouve dans une quasi-anarchie.</p>
<p>Fondation du Maroc</p>
<p>La fondation du Maroc, pays se considérant arabo-berbére,africain et musulman, se fait avec les Idrissides qui allièrent à leur cause diverses tribus arabo-berbéro-afro-musulmanes contrôlant des petits royaumes ou territoires indépendants de tout pouvoir central[12]. Au fur et à mesure des alliances, les Idrissides vont étendre leur influence territoriale avec des populations autochtones et lancer les bases de l&#8217;organisation d&#8217;un état constitué (Makhzen) reprises par les dynasties suivantes. Si les Idrissides vont commencer à dessiner les bases le l&#8217;état et des frontières de l&#8217;actuel Maroc ce sont les Almoravides qui en créant leur capitale Marrakech donneront au pays son nom (le nom Maroc est dû à déformation linguistique française de Marrakech); ils consolideront et élargiront l&#8217;œuvre débutante et fragile des Idrissides ; les dynasties suivantes hériteront de l&#8217;expérience étatique précédente.</p>
<p>Même si d&#8217;autres civilisations du bassin méditerranéen (Rome, Carthage etc.) ont enrichi l&#8217;histoire du pays et même, si des populations de l&#8217;actuel Maroc vont participer à l&#8217;essor de ces civilisations, les historiens du Maroc les considèrent comme appartenant à des puissances étrangères, de surcroît non musulmanes, point important dans la définition du pays.</p>
<p>À partir des Idrissides, les dynasties qui suivirent et qui durent, elles aussi, établir des alliances avec des tribus de l&#8217;actuel Maroc, seront considérées comme marocaines par les historiens.</p>
<p>A propos du Maroc, le terme Empire est parfois utilisé car par définition, un empire est un ensemble d&#8217;états ou de royaumes (voir les différentes cartes du Maroc). Ceci explique l&#8217;appellation « villes impériales » utilisée encore de nos jours pour qualifier les villes de Fès, Marrakech, Meknès et Rabat.</p>
<p>Lorsque le Maroc se fonde, le reste du Maghreb est éclaté sous forme de royaumes ou territoires indépendants, parfois concurrents ou en guerre, sans pouvoir central c&#8217;est-à-dire non organisés en état dirigé par des populations autochtones.</p>
<p>L&#8217;organisation en Etat structuré permit aux Saadiens et aux Alaouites de s&#8217;opposer à l&#8217;avancée ottomane qui s&#8217;arrêta à la Moulouya et qui s&#8217;étendait sur une grande partie des autres pays arabes actuels.</p>
<p>Des désaccords apparues au début du XXe siècle dans la famille Alaouite et dans le Makhzen plus globalement suite à des problèmes de gestion du pays, créèrent une période d&#8217;instabilité (comme le Maroc en connut dans le passé)dont vont profiter plusieurs puissances coloniales (Allemagne, Angleterre, Espagne, France) pour essayer de s&#8217;emparer du pays qui possède entre autres une position géostratégique intéressante, à la veille de la Première Guerre mondiale. Après bien des tractations houleuses et secrètes qui faillirent déclencher, dès 1912,la première guerre mondiale, le Maroc fut partagé entre la France et l&#8217;Espagne.</p>
<p> Les dynasties marocaines<br />
 Rôle des tribus au cours de l&#8217;histoire du Maroc<br />
Comme dans l&#8217;histoire de très nombreuses nations à travers le monde, aucune dynastie marocaine ne pourra s&#8217;imposer par elle-même. Toutes devront, pour étendre et asseoir leur influence géographique sur des périodes plus moins longues, passer des alliances (intéressées, religieuses, maritales, forcées, pacifiques ou négociées) avec les différentes autres tribus musulmanes et parfois juives du pays. L&#8217;islam sunnite sera le principal ciment entre les différents tribus arabes, berbères et les populations soudanaises du Grand Sud qui composent le royaume mais ses interprétations feront naitre des conflits. Le fait que certaines dynasties se soient clairement affichées comme charifiennes ne fut pas une garantie à la durée de leur pouvoir sur cette grosse portion du nord-ouest africain.</p>
<p>Le Maroc restera longtemps un pays fortement tribal cela même après l&#8217;indépendance du pays en 1956 ; mais ce point ne signifie pas l&#8217;absence d&#8217;un pouvoir central organisateur. C&#8217;est la raison pour laquelle, de nos jours encore, les représentants des différentes tribus du pays continuent à réitérer leur allégeance au Roi au cours de la fête annuelle du Trône. Compte tenu des dissensions familiales et des luttes de pouvoir au sein des différentes dynasties marocaines successives, tous les membres (sans exception) de la famille royale sont également tenus de prêter allégeance au Roi. C&#8217;est la cérémonie dite de la bai&#8217;a. L&#8217;aspect tribal du Maroc actuel va en s&#8217;effaçant en particulier dans les grandes villes, même si les Fassis et les Chleuh qui font toujours référence à leurs origines ethniques s&#8217;en prévalent, phénomène communautaire notamment visible à Casablanca.</p>
<p>Cette fête du Trône a pour but de souder et de rappeler le lien entre le monarque et le peuple, en particulier à des moments difficiles de l&#8217;histoire du pays où la monarchie et/ou l&#8217;intégrité territoriale du Maroc sont contestées jusqu&#8217;à nos jours par ses opposants politiques (partis intégristes islamistes pro-iraniens, mouvances intégristes pro-al qaïda, polisario, partis marxistes pro-algériens, nassériens ou libyens etc.).</p>
<p>Dynastie Idrisside (788-916), fondatrice du Maroc</p>
<p>L&#8217;histoire des Idrissides commence, lorsqu&#8217;un prince arabe chiite de la famille de `Ali (quatrième calife de l&#8217;islam) accompagné par son frère de lait Rached Ben Morched El Koreichi, se réfugièrent dans le Moyen Atlas. Fuyant la menace des Abbassides (le massacre de la bataille de Fakh près de La Mecque), ils séjournèrent en Égypte avant de s&#8217;installer à Walilah (Volubilis), sous la protection de la tribu berbère des Awarbas. Réussissant à rallier les tribus à sa cause, il fut investi Imam et fonda la ville de Fès en 789 sous le nom d&#8217;Idriss Ier. C&#8217;est le début de la dynastie des Idrissides. Depuis cette date, le Maroc n&#8217;a jamais totalement perdu son indépendance. Il a préservé jusqu&#8217;à nos jours son identité nationale. Il se construit, comme Al Andalus, en opposition à l&#8217;empire Abbasside de Bagdad.</p>
<p>Idris Ier est assassiné par un émissaire du calife Abbasside Haroun al-Rachid, un certain Sulayman al Zindhi. Ne se doutant point que la femme d&#8217;Idris Ier Kenza était enceinte, Haroun al-Rachid pensa que la menace a été vaincue. Mais quelques mois plus tard, Idris II était né. Son éducation a été confiée à l&#8217;affranchi de son père Rachid. 11 années plus tard, il fut proclamé Imam. Au fil des années, sa sagesse et son sens pour la politique s&#8217;affirme, il réussit à unifier un plus grand nombre de tribus, le nombre de ses fidèles s&#8217;accroît et la puissance de son armée se développe. Se sentant à l&#8217;étroit à Walilah, il la quitta pour Fès, où il fonda le quartier des Kairouanais sur la rive gauche (Idris Ier s&#8217;était établi sur la rive droite, le quartier des Andalous). Les Kairouanais étaient issus de familles arabes et khorassaniennes quittant la Tunisie, tandis que les Andalous étaient des opposants aux Omeyyades, origiaires des faubourgs de Cordoue. A cette même époque, les Vikings se signalent par leurs incursions dévastatrices sur les côtes nord du Maroc.</p>
<p>En 985, les Meknassa (Moussa ben Abi-l-Afiya) chassèrent les Idrissides. Ces derniers embrassèrent la cause des Omeyyades du califat de Cordoue et se réfugièrent en Andalousie où ils engendrèrent la dynastie locale des Hammudites.</p>
<p>Royaume des Berghouata (entre le VIII et le XII ème siècle) </p>
<p>(vers 916 à 974)<br />
<br />L&#8217;influence de cet état s&#8217;étale jusqu&#8217;à l&#8217;an 1054, date à la quelle la dynastie de Moussa ben Abi Elafia El meknessi fut anéantie par Youssef Ben Tachfine.</p>
<p>La dynastie s&#8217;appuyait sur son Ribat Meknassa-Taza. Elle doit sa renommée à Moussa Ben Abi Elafia Ben Abi bassil Ben abi Eddahak Ben MajzoulBen Tamris Ben Fardis Ben Ounif Ben Meknas Ben Warstif El Meknassi qui parvient à conquérir Fès, Taza, Tsoul, Lougani, Tanger, Larache en 924. Il s&#8217;empara par la suite à la majorité des régions marocaines suite aux Baïâa des tribus et des sages. Il chassa les Idrissides de Chella et de Asila et de tout le Maroc, ces derniers se retranchent prisonniers à l&#8217;endroit dit : Hisn Hjar Annsar. C&#8217;est Abi ElFath Etsouli qui se chargea avec 10 000 cavaliers de surveiller le château. Ibn Abi Zarâa dans Rawd Al Qirtas, rapporte que Ben Abi ElAfia voulait exterminer la Idrissides du Maroc, il a été contraint par ses alliés.</p>
<p>En 932, il s&#8217;empare de Tlemcen et sa région, puis de Tekkour (Haute Moulouya) et sa région. Ensuite, il s&#8217;allia aux Omeyyade d&#8217;Andalousie et fut défait par Obeidallah le Fatimide. Il se replia ensuite à Guercif, Tekkour et Taza.</p>
<p>On attribue à la Dynastie des Meknassa, la construction de Ribat Meknassa-Taza, ainsi que de la ville de Tsoul (détruite par les Almoravides).</p>
<p>La dynastie se perpétua à travers ses fils, mais perd petit à petit de son influence, avant son achèvement par les Almoravides.</p>
<p>Incursions d&#8217;autres tribus Zénètes (vers 954 à 1059) [modifier]<br />
Articles détaillés : Banou Ifren, Maghraoua et Zirides.<br />
La décadence des Idrissides avait entrainé l&#8217;éclatement de l&#8217;empire en petits émirats.</p>
<p>Vers 954, Selon Ibn Khaldoun 3 dynasties Zénètes : Maghraouas, Banou Ifrens s&#8217;emparent de plusieurs villes au Maghreb el Aksa (appellation arabe du Maroc) Fès, Oujda, Salé, Marrakech, Sijilmassa, Agadir etc. suite à la faiblesse de la dynastie arabe chérifienne des Idrissides.</p>
<p>Pendant la conquête, les Maghraouas, les Banou Ifrens et les Meknassa avaient des points de vue divergents, ce qui a provoqué une instabilité dans la région. Les diverses tribus des Maghraouas et des Banou Ifrens étaient tantôt alliées aux Omeyyades tantôt aux Fatimides.</p>
<p>Les Fatimides profitent de ces divisions entre les 3 tribus Zénètes et envoient les Zirides de l&#8217;ifriqiya pour conquérir le Maghreb el Aksa (le Maroc actuel). Le ziride nommé Ziri ibn Menad réussit à conquérir une parte du Maroc actuel. En 971, son fils Bologhine ibn Ziri affirme sa souveraineté sur la majorité des villes importantes.</p>
<p>Durant cette période, les Berghouata( confédération de tribus Masmoudas et Sanhadja) seront donc attaqués par les Zirides.</p>
<p>Les Maghraoua demandent l&#8217;aide des Omeyades. Ces derniers acceptent enfin d&#8217;aider les Zénètes à reconquérir les territoires, en particulier ceux des Maghraoua de l&#8217;ouest du Maghreb, Bologhine ibn Ziri est contraint de reculer devant l&#8217;armée Omeyades venue d&#8217;Andalousie par voie maritime et qui s&#8217;installe à Ceuta.</p>
<p>Par la suite, Ziri Ibn Attia des Maghraouas entre en conflit avec les chefs des Banou Ifrens et des Meknassa. Une lutte au pouvoir sera acharnée entre les fractions Zénètes. Les Banou Ifren attaquent Berghouata et prennent plusieurs fois Fès des Maghraouas. Ces derniers rétabliront l&#8217;équilibre du Maghreb el Aksa à la fin.</p>
<p>Ces périodes d&#8217;instabilité ne permirent à aucune de ces 3 tribus de constituer une dynastie sur l&#8217;actuel Maroc.</p>
<p>Le règne des 3 tribus Zénètes s&#8217;achèvera par l&#8217;arrivée des Hilaliens et des Almoravides vers le XIe siècle en 1059. Les Zénètes seront éliminés par les Almoravides au Maghreb el Aksa.</p>
<p> Les Almoravides (1059-1147)</p>
<p>Les Almoravides sont issus des tribus berbères Sanhadjas qui nomadisaient dans le désert entre l&#8217;actuel Sénégal et le Sud de l&#8217;actuel Maroc en passant par l&#8217;actuelle Mauritanie. C&#8217;étaient des tribus guerrières doublées d&#8217;un puissant mouvement religieux qui avait pour but d&#8217;instaurer l&#8217;islam sunnite de rite malékite dans tout l&#8217;Occident musulman (Al-Andalus et Afrique du Nord). Les Almoravides se sont emparés du riche royaume du Ghana avec tout l&#8217;or qu&#8217;il produisait, sont parvenus à remonter les pistes caravanières vers le nord, jusqu&#8217;au Tafilalt dans les années 1050. Ils avaient pour chef Abu Bakr Ibn Omar al Lamtouni puis Youssef Ibn Tachfin. La guerre éclate entre les Almoravides et les Zénètes. Les dynasties des deux tribus Zénètes, les Banou Ifren et les Maghraouas, régnaient sur une grande partie du Maghreb el Aksa (appellation arabe du Maroc) s&#8217;achèvent, après la victoire des Almoravides. C&#8217;est Youssef Ibn Tachfin qui fonde Marrakech en 1062, au départ simple campement nomade destiné à devenir la capitale d&#8217;un empire. Les Almoravides font disparaître dans les régions qu&#8217;ils contrôlent toutes les doctrines qu&#8217;ils suspectent d&#8217;hérésie. C&#8217;est ainsi qu&#8217;ils mettent fin à la présence du chiisme dans la région du Souss et qu&#8217;ils détruisent le royaume Berghouata qui prospérait dans les plaines centrales du Maroc. Partout les Almoravides imposent le sunnisme malékite le plus strict, tel qu&#8217;enseigné par les écoles théologiques de Médine et de Kairouan. Cette unification religieuse se double d&#8217;une unification politique. Les Almoravides étendent ainsi leurs conquêtes jusqu&#8217;au Maghreb central (actuelle Algérie). En 1086, Youssef Ibn Tachfin, appelé par les roitelets musulmans d&#8217;Al Andalus, franchit le détroit de Gibraltar à la tête de ses forces sahariennes et parvient à briser l&#8217;offensive chrétienne des Castillans et des Portugais à Zallaqa. Les Almoravides mettent fin au règne chaotique des roitelets et unifient l&#8217;Andalousie musulmane, qui est incorporée à leur empire à partir de 1090. Youssef Ibn Tachfin, qui a pris le titre d&#8217;Émir des Musulmans, règne sur un ensemble géopolitique s&#8217;étendant du Sénégal jusqu&#8217;aux abords des Pyrénées et des côtes atlantiques jusqu&#8217;à Alger. Cette domination almoravide se manifeste dans le domaine culturel par une symbiose des identités andalouses, ouest-maghrébine et sahariennes, préparant la voie à l&#8217;émergence d&#8217;une civilisation hispano-mauresque. Dans le domaine économique, l&#8217;État almoravide se distingue par sa maîtrise des flux de l&#8217;or, dont il contrôle les zones de production et les voies d&#8217;acheminement, du Ghana au bassin méditerranéen. Après la mort de Youssef Ibn Tachfin en 1106, son fils Ali lui succède, mais déjà la dynastie est contestée aussi bien en Espagne qu&#8217;en Afrique</p>
<p>Almohades (1147-1248)</p>
<p>Les Almohades (al Muwahiddines) sont à l&#8217;origine un mouvement religieux fondé par le mystique Ibn Tûmart (qui s&#8217;autoproclamait Mahdi et Imam impeccable). Ibn Tûmart était un Berbère qui avait longtemps séjourné au Moyen-Orient, et aurait rencontré personnellement le fameux théologien persan al Ghazali. De retour dans sa région d&#8217;origine (le Haut-Atlas) en 1125, Ibn Tûmart impose une doctrine intransigeante qui entend &laquo;&nbsp;purifier les mœurs&nbsp;&raquo;. Il prend pour cible la dynastie almoravide, jugée selon lui hérétique. Le mouvement almohade prend de l&#8217;ampleur et Ibn Tûmart contrôle bientôt toute la montagne depuis son nid d&#8217;aigle de Tinmel. Le meilleur disciple d&#8217;Ibn Toumert est un Zénète de Nedroma qui se nomme Abd al-Mumin. Accepté par les Masmoudas du Haut-Atlas, il prend la tête du mouvement à la mort de son maître et devient le premier véritable souverain almohade. Almoravides et Almohades se livrent à d&#8217;incessantes batailles, les Almoravides employant une milice de mercenaires chrétiens menés par le chevalier catalan Reverter. Les Almohades ont à leur disposition une armée tribale solidement organisée par une discipline de fer. Mais l&#8217;Émirat almoravide traverse une période de crise, et le Maghreb tombe comme un fruit mûr aux mains des Almohades. Marrakech sera prise en 1147 et presque tous les monuments almoravides y seront rasés, dans un souci de &laquo;&nbsp;purification&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Abd al-Mumin prend le titre de calife, rompant ainsi avec les Abbassides de Bagdad et imposant l&#8217;idée d&#8217;un califat berbère indépendant. Lui et ses successeurs, fruits de son union avec une Masmouda, Abu Yaqub Yusuf et Abu Yusuf Yaqub al-Mansur agrandissent l&#8217;empire almohade par les conquêtes du Maghreb oriental (jusqu&#8217;en Tripolitaine) et d&#8217;Al-Andalus. L&#8217;État almohade devient une puissance majeure du monde méditerranéen, et ses trois capitales : Marrakech, Rabat et Séville, connaissent l&#8217;apogée culturelle et artistique de la civilisation hispano-mauresque. Le commerce, les productions agricoles et artisanales sont florissantes, et les ports nouent des relations avec les villes commerçantes italiennes. Mais après ce sommet de gloire viendra le déclin avec le calife Muhammad an-Nasir, vaincu par les croisés à Las Navas de Tolosa en 1212. L&#8217;empire almohade commencera à se désagréger, laissant la place aux quatre entités politiques de l&#8217;Occident musulman : les royaumes de Fès (Mérinides), Tlemcen (Zayyanides), Grenade (Nasrides) et Tunis (Hafsides).</p>
<p>Mérinides (1248-1465)</p>
<p>Les Mérinides ou Marinides (مرينيون [marīnīyūn]) ou Banû Marin ou Bénî Marin (بنو مرين [banū marīn]) forment une dynastie de berbères appartenant au groupe des Zénètes, des nomades originaires du bassin de la haute Moulouya, au nord Sahara, qui domine, entre 1215 et 1465, diverses régions de l&#8217;actuel Maroc et qui impose temporairement son pouvoir à l&#8217;ensemble du Maghreb. Le centre de leur empire se situe entre Taza et Fès, ses frontières, qui évoluent avec le temps, sont l’océan Atlantique à l’ouest, la mer Méditerranée au nord, le domaine des Abdalwadides à l’est et le Sahara au sud.</p>
<p>Entre 1275 et 1340, les Mérinides soutiennent activement le royaume de Grenade contre les attaques chrétiennes, mais leur défaite à la bataille de Tarifa devant la coalition castillano-portugaise marque la fin de leurs interventions dans la péninsule Ibérique.</p>
<p>En 1358, la mort d’Abu Inan Faris, tué par l&#8217;un de ses vizirs marque le début de la décadence de la dynastie qui ne parvient pas à refouler les Portugais et les Espagnols, leur permettant, ainsi qu&#8217;à travers leurs continuateurs les Wattassides, de s&#8217;installer sur la côte. La résistance s&#8217;organisera autour des confréries et des marabouts dont est issue la dynastie saadienne.</p>
<p>Dynastie Wattasside (1465-1555)<br />
Les Wattassides ou Ouattassides ou Banû Watâs sont une tribu de berbères Zénètes comme les Mérinides (l&#8217;actuel Maroc).</p>
<p>Cette tribu, qui serait initialement originaire de l&#8217;actuelle Libye, était établie dans le Rif, au bord de la Méditerranée. De leur forteresse de Tazouta, entre Melilla et la Moulouya, les Beni Wattas ont peu à peu étendu leur puissance aux dépens de la famille régnante Mérinide (voir l&#8217;article détaillé sur les Wattassides).</p>
<p>Ces deux familles étant apparentées, les Mérinides ont recruté de nombreux vizirs chez les Wattassides. Les vizirs wattassides s&#8217;imposent peu à peu au pouvoir. Le dernier sultan mérinide est détrôné en 1465. Il s&#8217;en suit une période de confusion qui dura jusqu&#8217;en 1472. Le Maroc se trouve coupé en deux avec, au sud, une dynastie arabe émergente, les Saadiens, et au nord un sultanat mérino-wattasside.</p>
<p>En 1472, les Mérinides ont perdu tous leurs territoires stratégiques et n&#8217;ont plus le contrôle du détroit de Gibraltar. Les Portugais prennent possession de Tanger en 1415 et le cèdent à l&#8217;Angleterre en 1661 comme dot apportée par Catherine de Bragance à son époux Charles II d&#8217;Angleterre. À l&#8217;époque où Tanger était encore une ville portugaise, elle fut la capitale de l&#8217;Algarve d&#8217;Afrique, car n&#8217;oublions pas qu&#8217;il y avait deux Algarves à l&#8217;époque, une en Europe et une autre en Afrique. Ceuta a été prise par les Portugais en 1415, et Melilla par les Espagnols en (1497). Le Maroc connait alors la période la plus sombre de toute son histoire.</p>
<p>Les Wattassides affaiblis donnent finalement le pouvoir à une dynastie se réclamant d&#8217;une origine arabe chérifienne (les Saadiens) en 1554.</p>
<p> L&#8217;arrivée des Andalous et des Moriscos (morisques)<br />
Articles connexes : Al-Andalus, Grenade (Espagne), Cordoue, Séville, Tolède, Boabdil, Moriscos, Musique arabo-andalouse et Reconquista.<br />
Dès le début des succès de la Reconquista, des arabo-andalous ont commencé à se replier vers le Maroc ; ainsi dès le XIIe siècle certains andalous décidèrent de quitter l&#8217;Espagne maure mais la majorité d&#8217;entre eux été contraints de quitter l&#8217;Espagne principalement en 2 temps : à la chute de Grenade en 1492, et en 1609 avec l&#8217;expulsion des Morisques et se replient vers le Maghreb.</p>
<p>Il est nécessaire de rappeler, qu&#8217;avant 1492, la proximité géographique du Maroc avec l&#8217;Espagne andalouse a naturellement induit des échanges constants et divers entre ces 2 pays.</p>
<p>La proximité du Maroc et la volonté de retour va entrainer la présence d&#8217;une grande concentration d&#8217;andalous sur les rives Nord du Maroc. Les rois catholiques voyant dans cette concentration un danger potentiel, situé à juste à 14 km de leur rive, attaquèrent les rives Nord du Maroc et du Maghreb et prirent les villes de Melilla et Ceuta afin de prévenir toute tentative de retour.</p>
<p>L&#8217;arrivée massive de ces andalous, que le Maroc devra intégrer dans les tissus social et économique, va marquer un nouveau tournant dans la culture, la philosophie, les arts, la politique&#8230;.. du Maroc. Notons que de nombreux intellectuels et artistes andalous rejoindront les cours royales.</p>
<p>L&#8217;arrivée et l&#8217;installation des morisques au Maroc sera délicate dans certaines villes du pays.</p>
<p>Les moriscos installés à Rabat (dite Salé le Neuf) et Salé (aussi dite Salé le Vieux) formèrent des républiques corsaires vivant de courses commerciales fructueuses qui les emmenèrent à négocier avec de nombreux états (Espagne, Portugal, France, Angleterre, Hollande, Islande&#8230;.). Au Maroc, la guerre de course se termine à la fin du XVIIIe siècle.</p>
<p>Les arabo-andalous arrivés au Maroc vont soit s&#8217;installer dans d&#8217;anciennes villes soit en construire de nouvelles ; Las andalous se sont principalement installés dans le nord du pays comme à Tanger, Tétouan, Oujda, Chefchaouen mais aussi à Rabat Salé et Fès ( lire l&#8217;histoire de ces villes).</p>
<p> Saadiens (1555-1659)<br />
Les Saadiens sont une dynastie arabe chérifienne originaire de la vallée du Draâ. Elle arrive au pouvoir en 1511 avec le sultan Abou Abdallah Mohammed. À partir de 1554 elle contrôle entièrement le Maroc, alors que l&#8217;est du Maghreb est sous le contrôle des Ottomans. Désigné par les zaouïas « Chadiliya du Draa », ils ont la lourde tâche de réunifier le Maroc et de combattre la puissante armée Portugaise (Grande puissance européenne à l&#8217;époque). En 1578 à Ksar el-Kébir (Bataille des Trois Rois), l&#8217;armée portugaise est complètement anéantie par l&#8217;armée saadienne. Après cette bataille, la dynastie se concentre sur le nord-est du Maroc afin de protéger le royaume contre les velléités Ottomanes. Malgré leur opposition à la Sublime Porte de Constantinople, les Saadiens organisent leur makhzen et leur armée sur le modèle ottoman. L&#8217;administration se pare ainsi des titres de pachas et de beys, la force militaire est constituée d&#8217;une garde d&#8217;élite composée de &laquo;&nbsp;peiks&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;solaks&nbsp;&raquo;, reprenant la discipline et le costume des janissaires.</p>
<p>Si les Turcs sont présents dans l&#8217;état-major, l&#8217;essentiel de l&#8217;armée saadienne est composée de renégats européens turquisés et de tribus militaires arabes Cheragas sans oublier les contingents du Souss. Cette force considérable fait du sultan Ahmed Ier al Mansour le pluis puissant chef politique et militaire de cette partie de l&#8217;Afrique. Il le prouve en se lançant à la conquête de l&#8217;Empire songhaï du Mali, qui devient après sa défaite le pachalik marocain de Tombouctou et du &laquo;&nbsp;Soudan&nbsp;&raquo;. Les Askias du Mali renversés, l&#8217;or de la vallée du Niger prend le chemin des oasis marocaines puis de Marrakech par le circuit de caravanes sous forte escorte. Grâce à cet or malien, le sultan se lance dans une politique de grand prestige, achève son immense palais d&#8217;al Badi et l&#8217;on voit même la reine Catherine de Médicis tenter de recourir à un prêt financier auprès du richissime Ahmed al Mansour. La reine Elizabeth d&#8217;Angleterre essaie de nouer une alliance stratégique anti-espagnole avec le puissant califat saadien. La dynastie s&#8217;éteint en 1659 à la mort du sultan Ahmed II, qui met fin à une longue guerre dynastique opposant les différents héritiers de la famille saadienne.</p>
<p>Les sultans Alaouites (de 1636 à nos jours)</p>
<p>L&#8217;un des plus illustres Alaouites est le sultan Moulay Ismail, deuxième souverain de la dynastie, à qui les chroniqueurs et les témoins d&#8217;époque s&#8217;accordent à donner 26 ans lors de son avènement (1672). Il est le demi frère de Moulay M&#8217;hammed et de Moulay Rachid, né d&#8217;une esclave noire dont il gardera un teint mat prononcé. Son règne se situe entre 1672 et 1727. Moulay Ismail succède à son demi-frère Rachid, mort accidentellement à Marrakech. Le sultan impose l&#8217;autorité du makhzen sur l&#8217;ensemble de l&#8217;Empire chérifien, grâce à son armée composée de milices d&#8217;esclaves-soldats noirs (les Abid al Bokhari) et des tribus militaires guich (Oudayas, Cherrardas, Cherragas). Le makhzen ismaïlien est une formidable machine administrative qui contrôlait le pays depuis Meknès, nouvelle capitale impériale en remplacement de Fès et de Marrakech. Sous le règne d&#8217;Ismail Meknès se dote d&#8217;une véritable Cité interdite à la marocaine, avec ses ensembles de palais, de bassins, de mosquées, de jardins et de forteresses.<br />
On a longtemps comparé Ismail à Louis XIV, par ailleurs le sultan marocain entretient une correspondance suivie avec le roi de France, auquel il demande la main de sa fille, la princesse de Conti. Demande rejetée par Versailles.<br />
L&#8217;ambassadeur marocain en France, l&#8217;amiral des &laquo;&nbsp;mers marocaines&nbsp;&raquo; Abdallah Ben Aicha, sera l&#8217;auteur du premier essai en langue arabe concernant Versailles et les splendeurs de sa Cour. Il suivait de quelques années le baron de Saint-Olon, ambassadeur de France à Meknès, auteur d&#8217;une &laquo;&nbsp;relation&nbsp;&raquo; sur le &laquo;&nbsp;royaume de Fez et de Maroc&nbsp;&raquo;. Les relations entre les deux pays connaissent une phase de déclin en raison de l&#8217;échec des rachats des captifs chrétiens par les missions religieuses, et en raison également du sort des galériens maures retenus en France. Ismail mène une guerre continuelle contre les tribus récalcitrantes de l&#8217;Atlas (qu&#8217;il finit par soumettre) mais aussi contre les ennemis extérieurs : les Espagnols, les Anglais et les Ottomans. Le sultan étend l&#8217;autorité chérifienne sur la Mauritanie et les oasis du Touat.<br />
Dans les années 1700, Ismail livre également des campagnes militaires contre quelques-uns de ses propres fils désireux de se tailler des principautés dans le Souss, à Marrakech et dans l&#8217;Oriental.</p>
<p>De 1727 à 1757 le Maroc connaît une grave crise dynastique au cours de laquelle les Abid al Bokhari font et défont les sultans, tandis que les tribus guich se soulèvent et razzient les villes impériales. Les autres tribus profitent de l&#8217;anarchie pour entrer en dissidence (siba). L&#8217;ordre est rétabli par Mohammed III (1757-1790) qui restaure l&#8217;autorité du makhzen et ouvre le Maroc sur le monde. Des traités sont conclus avec les principales puissances européennes, qui entretiennent des consulats et des maisons de commerce dans les nouveaux ports marocains de l&#8217;Atlantique fondés par Mohammed III. L&#8217;exemple le plus connu est Mogador (Essaouira) conçue par un ingénieur français travaillant pour le sultan. Mohammed III, sultan de l&#8217;Empire chérifien du Maroc est également le premier chef d&#8217;Etat à reconnaître l&#8217;indépendance de la jeune République des Etats-Unis d&#8217;Amérique en 1777. Moulay Suleiman (1792-1822) mène au contraire une politique isolationniste. Sur le plan interne sa politique provoque des révoltes tribales et urbaines, liées à sa décision d&#8217;interdire les moussems et le maraboutisme. Il parvient à écarter les tentatives d&#8217;influences diplomatiques et militaires exercées par l&#8217;Empereur Napoléon Ier, proche voisin du Maroc depuis l&#8217;occupation de l&#8217;Espagne par les troupes françaises en 1808. Suleiman se tourne en revanche vers Ibn Saoud d&#8217;Arabie, émir de Nejd, manifestant un fort intérêt pour le salafisme wahhabite en pleine progression. Ce rapprochment peut-être justifié par l&#8217;hostilité commune unissant le sultan-calife alaouite et l&#8217;émir saoudien à l&#8217;encontre de l&#8217;Empire ottoman.</p>
<p>Le Maroc au cours des croisades<br />
De nombreux marocains partirent contre les croisés chrétiens. Ils établirent en Palestine un quartier qui portent jusqu&#8217;à nos jours le nom de &nbsp;&raquo; Quartiers des Marocains &nbsp;&raquo; ; de nombreux palestiniens descendent de ces marocains installés en Terre Sainte</p>
<p>La pression </p>
<p>Durant le XIXe siècle, les puissances coloniales européennes tentent d&#8217;asseoir leur influence en Afrique du Nord. Lors de la conquête de l&#8217;Algérie, la France obtient du Maroc une promesse de neutralité (1823). Mais en 1839, le sultan Abd el-Rahman soutient l&#8217;action du sultan algérien Abd el-Kader, le conflit algérien s&#8217;étend dans les provinces marocaines. L&#8217;armée marocaine est défaite par les troupes françaises du maréchal Bugeaud à l&#8217;Isly le 17 août 1844. Le traité de Tanger, du 10 septembre 1844, met hors la loi le sultan Abd el-Kader et définit la frontière entre les deux pays.</p>
<p>Le Royaume-Uni cherche à accroitre sa puissance économique et signe, en 1856, un traité commercial très à son avantage. L&#8217;Espagne pousse son désir de reconquête. Répondant aux succès des colonisations accomplies par la France, elle prend possession des îles Jaafarines, îlots méditerranéens, en mai 1848. Elle déclenche et gagne la guerre de Tétouan en 1859-1860[22]. Cette défaite impose au Maroc de lourdes pertes humaines ainsi qu&#8217;une importante indemnité de guerre, ce qui aggrave une situation économique déjà mal en point.</p>
<p>La France quant à elle, désireuse de constituer en Afrique du Nord un territoire homogène signe, en 1863, une convention franco-marocaine. Les avantages accordés à la France et le Royaume-Uni sont élargis à tous les pays européens lors de la conférence de Madrid (1880)</p>
<p>Le sultan Moulay Hassan à la tête du pays durant cette période (1873 &#8211; 1894) tente de le moderniser et joue sur les rivalités européennes pour conserver son indépendance. C&#8217;est aussi lui qui stoppe l&#8217;expansionnisme espagnol au Maroc. Mais à son décès, et encore plus à la mort du régent Benmoussa dit Ba Ahmad en 1900, les manœuvres coloniales reprennent de plus belle sur le Maroc. la France en particulier occupe et intègre les terres marocaines orientales à ses départements d&#8217;Algérie française entre 1902 et 1904.</p>
<p>En effet, depuis qu&#8217;elle occupe et colonise l&#8217;Algérie, la France se préoccupe de la sécurité des confins algéro-marocains et lorgne sur le sultanat voisin, l&#8217;un des derniers pays indépendants d&#8217;Afrique. Ses commerçants et entrepreneurs s&#8217;y montrent très actifs, notamment à Casablanca, un port de création récente.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que Lalla Maghnia et le Sahara central touchant la frontière du Mali, le Touat, Tidikelt, la Saoura, Béchar, Jorf Torba, Abbadia, Métarfa, Hassi Regel, N&#8217;khaila, El Hamira, Kenadsa, Sahela, Merkala, et Timimoun, passent sous contrôle français.</p>
<p>La politique menée par Abd al-Aziz conduit le pays à une crise économique et financière.</p>
<p>Coup de Tanger<br />
En 1904, un accord conclu entre les partenaires de l&#8217;entente cordiale, la France et le Royaume-Uni, laisse à la France le Maroc comme zone d&#8217;influence, le Royaume-Uni se concentrant sur l&#8217;Égypte; le nord du Maroc est concédé à l&#8217;Espagne. Grâce à cet accord, la France a toute liberté d&#8217;agir au Maroc; en échange, elle concède à la Grande-Bretagne le droit d&#8217;instaurer sa tutelle sur l&#8217;Égypte où la France conservait de fortes positions économiques et financières, dont la présidence de la Compagnie du canal de Suez. L&#8217;empereur Guillaume II et le chancelier Bülow protestent contre les ambitions de la France au Maroc. Conformément à sa nouvelle doctrine de Weltpolitik, l&#8217;Allemagne veut avoir sa part des conquêtes coloniales.</p>
<p>Le 31 mars 1905, en vue de prévenir la mainmise de la France sur le Maroc, Guillaume II débarque théâtralement à Tanger, au nord du sultanat, traverse la ville à cheval, à la tête d&#8217;un imposant cortège, va à la rencontre du sultan Abd al-Aziz pour l&#8217;assurer de son appui et lui faire part de son désaccord face aux droits concédés à la France sur le Maroc. Il est prêt à entrer en guerre si la France ne renonce pas à ses ambitions marocaines. Le sultan Abd el Aziz impressionné par ce discours décide de refuser toutes les réformes précédemment conseillées par Lyautey.</p>
<p>La France hésite, mais ne s&#8217;estimant pas prête pour la guerre, accepte la demande de réconciliation de l&#8217;Allemagne. Ce « coup de Tanger » entraîne une poussée de germanophobie en France et la démission du ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé.</p>
<p>Conférence d&#8217;Algésiras<br />
Du 7 janvier au 6 avril 1906, à la suite du coup de Tanger, se tient à Algésiras, au sud de l&#8217;Espagne, une conférence internationale sur le Maroc afin d&#8217;apaiser les tensions entre les différentes puissances européennes qui se disputent le pays. Elle rassemble 13 nations dont la France, l&#8217;Allemagne et les États-Unis. Cette conférence confirme l&#8217;indépendance du Maroc, mais rappelle le droit d&#8217;accès de toutes les entreprises occidentales au marché marocain, et reconnait à l&#8217;Allemagne un droit de regard sur les affaires marocaines. Toutefois, au grand dam de Guillaume II, la France et l&#8217;Espagne se voient confier la police des ports marocains et un Français est chargé de présider la Banque d&#8217;État du Maroc.</p>
<p>En 1909, l&#8217;Espagne étend sa zone d&#8217;influence à tout le Rif marocain.</p>
<p> Incident d&#8217;Agadir (1911)<br />
En juillet 1911, l&#8217;Allemagne provoque un incident militaire et diplomatique avec la France, le Coup d&#8217;Agadir (ou crise d&#8217;Agadir), en envoyant une canonnière (navire léger armé de canons) de la marine de guerre allemande dans la baie d&#8217;Agadir. Aux termes d&#8217;âpres négociations, l&#8217;Allemagne renonce à être présente au Maroc en échange de territoires en Afrique équatoriale. Un traité franco-allemand est signé le 4 novembre 1911, laissant les mains libres à la France au Maroc. Tout est désormais en place pour que la France puisse installer son protectorat sur le Maroc</p>
<p>Les protectorats français et espagnol (1912 &#8211; 1956)</p>
<p>Depuis 1902, la pénétration économique et militaire européenne s’est intensifiée au point que le sultan Moulay Abd al-Hafid, frère de Moulay Abd al-Aziz, est contraint de signer en 1912 le traité de protectorat qu’est la Convention de Fès.</p>
<p>Le traité institue, à partir du 30 mars 1912 le régime du protectorat français. En octobre de la même année, le sous-protectorat espagnol est mis en place sur le nord du Maroc (Tanger exclu).</p>
<p>Le début du projet impérialiste<br />
Après la découverte et exploration de l&#8217;Amérique au XIVe siècle par Christophe Colomb (1451-1506), qui coïncide avec la chute du royaume maure de Grenade en 1492, dernier bastion musulman d&#8217;Espagne, après la soumission du calife Boabdil le 2 janvier 1492, après la reconquista mettant fin à 7 siècles de présence musulmane, Ferdinand II d&#8217;Aragon et Isabelle Ire de Castille unifient le royaume d&#8217;Espagne.</p>
<p>Le 5 décembre 1496, roi Manuel Ier de Portugal applique l&#8217;inquisition portugaise ordonnant aux juifs et aux musulmans de quitter le Portugal. Une nouvelles classe sociale voit le jour: les conquistadors remplaçant la classe féodale, le but affiché de cette classe s&#8217;inscrit dans deux cadres:</p>
<p>Missions d&#8217;expéditions et de conquêtes à travers le monde et éventuellement la colonisation et spoliation des richesses des peuples de tous les continents. <br />
Missions d&#8217;évangélisation des populations dites païennes, sous le regard « bienveillant » du pape. <br />
Une nouvelle Europe se construit au détriment des alliances complexes des familles régnantes d&#8217;Europe. La volonté de conquête des pays européens ne cessa de s&#8217;accroître. Le Maroc jadis puissant et indépendant, fit l&#8217;objet de nombreuses convoitises pour sa position stratégique et la richesse de son sol, la rivalité des pays européens frôla l&#8217;affrontement particulièrement celle du Portugal, de l&#8217;Espagne, de la France, de l&#8217;Angleterre et du kaiser Guillaume II.</p>
<p>Entre 1828 et 1830, une crise grave éclate à propos de la persistance de la course entre le Maroc d’une part, l’Angleterre et l’Autriche d’autre part. Les puissances européennes ne sont plus disposées à supporter l’insécurité engendrée par les corsaires, thèse alimentée par une large information par des organismes pro-colonialistes. Le Maroc aux yeux des européens restait une contrée mystérieuse et méconnue au moment où les explorateurs portugais, espagnols ou encore hollandais sillonnaient les mers du monde et les savanes africaines, s&#8217;installaient en Asie et en Afrique en créant des comptoirs commerciaux.</p>
<p>Mais cette période pré-coloniale du Maroc coïncide aussi avec le développement des sciences humaines (sociologie, anthropologie, ethnologie, …), les missions d&#8217;explorations et des missions de reconnaissance (Charles de Foucauld, …) s&#8217;aventuraient à la recherche de renseignements, qui serviront plus tard comme plate-forme de base facilitant la reconnaissance géographique, ethnologique, anthropologique des tribus, leurs modes de vie et leurs organisation sociales.</p>
<p> Politique coloniale</p>
<p>Sous la Troisième République, Jules Ferry, partisan actif voire zélé de l&#8217;expansion coloniale française, n&#8217;a pas caché ses intentions racistes lors de son intervention au Sénat le 28 juillet 1885 où il déclare ouvertement : « Les supérieurs ont le droit sur les inférieurs ».</p>
<p>« Mais il y a une autre forme de colonisation, c&#8217;est celle qui s&#8217;adapte aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits.[...] Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux.[...] Dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d&#8217;une colonie, c&#8217;est la création d&#8217;un débouché… ». (Extrait du bulletin officiel du 28 juillet 1885).</p>
<p>Le parti colonial ou colonialiste fondé en 1890 par D&#8217;Arenberg, qui joua un rôle non négligeable surtout dans le développement de l&#8217;information et de propagande, avait pour but de recueillir les fonds nécessaires pour divers missions d&#8217;explorations, d&#8217;études ou de recherches. Le parti rassemblait notamment diverses formations dans la société française (banquiers, officiers, écrivains, syndicalistes, députés).</p>
<p>Après le règlement de leurs contentieux politiques, en particulier avec l&#8217;Allemagne (Coup d&#8217;Agadir), le « gâteau marocain » revient à l&#8217;Espagne et la France. Le Maroc cèdera de son autorité en signant une série de conventions, au profit des colonialistes, qui aboutiront au rétrécissement de l&#8217;indépendance du Maroc, considéré comme un lion en papier. La &laquo;&nbsp;colonisation&nbsp;&raquo; du Maroc est donc très particulière comparativement aux autres pays colonisés, étant d&#8217;une part sous protectorat français, et ayant subi, d&#8217;autre part, moins longtemps la présence française (le dernier bastion de la résistance cèdera seulement en 1934 à Boughafer).</p>
<p>La &laquo;&nbsp;colonisation&nbsp;&raquo; du Maroc fut lente et progressive : En 1823 : signature d’une convention commerciale avec le Portugal, suivie d’accords comparables avec l’Angleterre en 1824, avec la France et le Piémont en 1825. Pour écarter toute ingérence du Makhzen en Algérie, des négociation seront entamées garantissant la neutralité marocaine. Cette mission, dont fait partie le peintre Eugène Delacroix, fut conduite en 1832 par le comte de Mornay. En 1884 la France engagea des hostilités envers le Maroc suite à l&#8217;incident de Lalla Maghnia qui déclencha l&#8217;occupation d&#8217;Oujda, d&#8217;Essaouira et le bombardement de Tanger, à l&#8217;initiative du Prince de Joinville. Mais la défaite marocaine à la bataille d&#8217;Isly marquera le déclin du Maroc malgré les accords du 10 septembre mettant fin aux hostilités.</p>
<p>Le 18 mars 1845 : traité de Lalla Maghnia qui fixe la frontière algéro-marocaine. La France se voit reconnaître un droit de suite au Maroc ce qui lui permettra de s&#8217;établir en Algérie comme base arrière.</p>
<p>La conférence de Madrid<br />
Ouverte en mai 1880, la conférence de Madrid, sur les privilèges capitulaires des Européens au Maroc, se termine par la confirmation des privilèges définis par la convention Béclard : maintien du droit de protection et exemptions d&#8217;impôts pour les ressortissants et &laquo;&nbsp;protégés&nbsp;&raquo; des puissances étrangères et généralisation de la clause de la nation la plus favorisée. Cette convention sera donc une plate-forme aux manœuvres politiques et économiques envers le Maroc jusqu&#8217;alors indépendant. La capitale diplomatique du sultan sera la ville de Tanger.</p>
<p> Campagne médiatique<br />
Une campagne médiatique de grande envergure contre le Maroc sera orchestrée depuis Tanger par une élite connaissant bien les rouages de la société marocaine. Par le biais des journaux édités à Tanger et Tetouan, l&#8217;esprit colonialiste mobilise une propagande farouche qualifiant le Maroc de pays primitif habité par les pirates, obligeant le sultan à entreprendre des réformes qui engageront le Maroc dans le progrès à l&#8217;instar de l&#8217;Europe (1883-1900), au nom de la civilisation ; sans compter sur l&#8217;implication de tout un système complexe de propagande mené par : l&#8217;Alliance française, les missions médicales, les missions chrétiennes (ordre la Mission Franciscaine, évangéliste, Franc-maçonnerie) et capitalistes influents, qui à la fin du XIXe siècle décidèrent de coloniser l’Afrique pour écouler leur surproduction.</p>
<p>Ils se heurteront à la résistance des chefs locaux tels que Mouha ou Hammou Zayani à Khénifra, Mouha ou Said à El ksiba, Mohamed Abdelkrim El Khattabi au Rif et Assou Oubasslam des Ait Attas au Haut Atlas. En 1902, la France avait mis en exécution son plan de &laquo;&nbsp;colonisation&nbsp;&raquo; du Maroc.</p>
<p>1911 Intervention militaire</p>
<p>En 1911, des circonstances favorables permettent tout d&#8217;abord une intervention militaire. En mai 1911, le sultan Moulay Hafid, qui avait détrôné son frère, le sultan Moulay Abd-al-Aziz, est assiégé à Fès par les tribus amazighs (berbères) rebelles. Il fait alors appel à la France, dont une colonne, commandée par le général Moinier, commandant en chef de la colonne de Fès, composée de 20 000 hommes, dégage sa capitale[2]. Cette intervention militaire provoque une vive réaction de l&#8217;Allemagne, qui, pour défendre ses intérêts, envoie le 1er juillet une canonnière devant Agadir. Ce Coup d&#8217;Agadir se termine par un accord entre la France et l&#8217;Allemagne, accord qui laisse les mains libres à la France au Maroc: le protectorat peut s&#8217;installer.</p>
<p>En février 1912, toutes les banques du consortium (ce consortium monopolisera l&#8217;économie du pays), sous l&#8217;égide de la banque de Paris et des Pays-Bas, fondaient la Compagnie générale du Maroc pour la mise en valeur du pays. Le 30 mars, Regnault, le ministre de France à Tanger, qui avait été le représentant en 1905 du syndicat des porteurs français de la dette, imposa à Moulay Hafid, malgré son refus, le traité de Fès qui fut signé, établissant le protectorat de la République Française sur le Maroc (30 mars 1912).</p>
<p>Cette date marque pour le Maroc une mutation politique et sociale radicale. Sous le règne du sultan Moulay Youssef (1912-1927), la résistance marocaine contre les Français et les Espagnols est remarquable et inquiétante pour les colonisateurs, mais elle n&#8217;atteint pas son objectif, car les combattants marocains manquent de vision stratégique unifiée dans le cadre national. Le caractère sporadique des interventions menées par divers opposants n&#8217;a pas permis d&#8217;unifier leurs efforts en raison de leur manque de maturité politique. Le facteur régional l&#8217;emporte sur le national ce qui facilite la tâche des colonisateurs qui obtiennent la soumission des tribus l&#8217;une après l&#8217;autre, après un massacre de la population, notamment par le bombardement aérien de civils et l&#8217;emploi du gaz moutarde (cas des rifains de Mohamed ben Abdelkrim El Khattabi et des tribus Zayanes).</p>
<p> La Première Guerre mondiale</p>
<p>En 1915, Hubert Lyautey reçoit l’ordre de Paris de retirer les troupes de l’intérieur pour les envoyer en France. Cette évacuation semble prématurée dans la mesure où la pacification se heurte encore à des mouvements rebelles soutenus par les Allemands.</p>
<p> République du Rif<br />
En 1921, la tribu imazighen (berbère) des Aït Ouriaghel de la région d&#8217;Alhoceima, sous la conduite du jeune Abdelkrim al-Khattabi, se soulève contre les Espagnols. Le général Sylvestre dispose alors d&#8217;une puissante armée forte de 18 000 soldats espagnols pour contrer les Beni Ouriaghel. En juin la presque totalité de cette armée trouve la mort dans la bataille d&#8217;Anoual. Cette défaite pousse le général à se suicider.</p>
<p>En février 1922, Mohamed Ayt Abdelkrim al-Khattabi proclame la République confédérée des Tribus du Rif. Elle est reconnue par la Société des Nations (SDN), l&#8217;actuelle ONU, devant laquelle un texte de proclamation en anglais fut lu. C&#8217;est une république islamique. Les Rifains espèrent rallier les tribus de la zone sous protectorat français, contre l&#8217;occupation française. La République du Rif avait pour frontière Tanger à l&#8217;ouest et la frontière algérienne à l&#8217;est, c&#8217;est-à-dire tout le Rif.</p>
<p> La Guerre du Rif<br />
le Rif se révolte contre l&#8217;Espagne. Les rebelles écrasent les forces espagnoles lors de la bataille d&#8217;Anoual. Le chef suprême des forces espagnoles, le général Silvestre est tué, de grandes quantités d&#8217;armes et de munitions sont prises à cette occasion. Les forces françaises entrent alors en guerre contre ce nouvel état qui menace les intérêts nationaux. Les armées rifaines se rendent en mai 1926 et Abd el-Krim est exilé sur l&#8217;île de la Réunion jusqu&#8217;en 1948.</p>
<p>La Seconde Guerre mondiale<br />
Le général Lyautey quitte le Maroc en 1925, et la France diminue les prérogatives du pouvoir fondamental chérifien en procédant de plus en plus par gestion directe. Une résistance s&#8217;organise, d&#8217;abord seulement intellectuelle, à partir de jeunes élites urbaines, puis passant à une action d&#8217;agitation-propagande ; la seconde guerre mondiale marque une trêve entre l&#8217;opposition nationaliste et la France.</p>
<p>Pendant la guerre, le Sultan Mohamed Ben Youssef (Mohamed V), Sultan du Royaume Chérifien depuis 1927, entreprend de protéger tous les Juifs Marocains face au régime de Vichy. En 1942 a lieu le débarquement des Alliés à Casablanca.</p>
<p>Le sultan Mohamed Ben Youssef, à la suite de la victoire alliée en Afrique, donne son appui à la « France libre », et soutient l&#8217;organisation et le recrutement des forces française en Afrique[réf. nécessaire]. Le Maroc paie un lourd tribut à la guerre européenne : 25.000 hommes sont morts pour libérer la France.</p>
<p>Au retour des soldats au Maroc, ils sont acclamés par une foule dense.</p>
<p>Il s&#8217;ensuit des ferments de révolte nationaliste dans le pays. L&#8217;invasion de la France par les Allemands en 1940 puis, en 1942, le débarquement anglo-américain sur les côtes du Maroc, avait atteint l&#8217;autorité de la France. En 1943, le parti de l&#8217;Istiqlal (indépendance) est fondé par des nationalistes marocains.</p>
<p> De l&#8217;idée d&#8217;indépendance à l&#8217;indépendance réelle</p>
<p>1953 : Émeutes populaires à Casablanca durement réprimées : le gouvernement français craint une extension aux autres villes marocaines. Le sultan Mohammed Ben Youssef refuse d&#8217;abdiquer : les autorités françaises déposent le souverain et le condamnent à l&#8217;exil à Madagascar. Le gouvernement français installe au Palais de Rabat Mohammed Ibn Arafa, parent éloigné de Mohammed Ben Youssef : il est âgé de 70 ans. L&#8217;Espagne de Franco, non prévenue de cette manœuvre, refuse de reconnaître sa légitimité. La zone marocaine sous domination espagnole allait devenir ainsi pour les nationalistes marocains en fuite un sanctuaire d&#8217;où ils organisèrent des opérations de résistance contre la présence française. <br />
1955 : La France, empêtrée dans la guerre d&#8217;Algérie, décide d&#8217;aborder la question marocaine. Edgar Faure, Président du Conseil, négocie avec Mohammed Ben Arafa : des pré-pourparlers de négociation sont menés à Aix-les-Bains (Savoie) entre le 22 et le 26 août entre, côté marocain : Si El Hadj El Mokri, Grand Vizir, Si Kolti, délégué du Grand Vizir aux PTT, Si Thami El Mosbi, délégué du Grand Vizir aux Finances, Si Berrada, Vizir adjoint au Grand Vizir pour les affaires économiques, Si Abderrahaman El Hajoui, Directeur adjoint au protocole et S.E. Hadj Fatemi Ben Slimane, ancien pacha de Fez, et côté français : Edgar Faure, président du Conseil, Antoine Pinay, Ministre des Affaires étrangères, Robert Schumann, Garde des Sceaux, Pierre July, Ministre des Affaires marocaines et tunisiennes et le Général Koenig, Ministre de la Défense nationale. Le sultan Moulay Ben Arafa démissionne le 1° octobre 1955. Le 16 novembre le sultan Mohammed Ben Youssef, accompagné de son fils Moulay Hassan, futur Hassan II, revient à Rabat. Il entame aussitôt des discussions avec le gouvernement français au château de la Celle-Saint-Cloud.<br />
1956 L&#8217;indépendance du Maroc est proclamée le 2 mars. Le sultan Sidi Mohammed ben Youssef prend le titre de roi Mohammed V. Hassan II lui succéda puis, actuellement, Mohammed VI. </p>
<p> Le Maroc moderne (depuis 1956)<br />
L&#8217;Espagne à son tour reconnaît l&#8217;indépendance du pays le 7 avril 1956 avant de restituer le protectorat du Tétouan. Enfin le statut international de Tanger est aboli le 21 octobre de la même année et le port retourne au Royaume.</p>
<p>Les premières années après l’indépendance, jusqu&#8217;en 1960, la politique marocaine consiste à reconstituer le « Grand Maroc », projet dans lequel le Roi ne voulait pas être débordé par le parti de l’Istiqlal. Après le départ du ministre Allal El Fassi, l&#8217;idée est abandonnée.</p>
<p>En 1969, l&#8217;Espagne cède Ifni, onze ans après Tarfaya.</p>
<p> 1963 : Guerre des sables<br />
La guerre des sables est une guerre mettant au prise le Maroc et l&#8217;Algérie et qui a débuté dès l&#8217;indépendance de cette dernière.</p>
<p> Le dossier du Sahara occidental<br />
Articles détaillés : Histoire du Sahara occidental et La Marche Verte.<br />
Le Maroc a partiellement récupéré le Sahara occidental à la suite de la Marche verte en 1975, puis totalement en 1979. Le royaume fait face au désaccord de la Mauritanie qui elle aussi revendique ce territoire, de l&#8217;Algérie et surtout des populations sahraouies (Front Polisario) mais la résolution finale sur le statut du territoire reste suspendue à un référendum organisé par l&#8217;Organisation des Nations unies, qui a été reporté à plusieurs reprises à cause d&#8217;un désaccord entre les parties sur le recensement du corps électoral.</p>
<p> 1976 : Deuxième Guerre entre l&#8217;Algérie et le Maroc<br />
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 1980-90 : Instabilité sociale<br />
Depuis les dernières décennies post-coloniales, le Maroc penche pour une politique nationale agricole alors que ses voisins se tournent vers l&#8217;industrie mais cette décision ne suffit pas à enrayer les inégalités sociales qui déclencheront la rogne du peuple à travers des émeutes en 1980.</p>
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